La vendetta des dealers

Nous sommes dans l’ancienne médina de Fès. Les habitants connaissent bien la famille J. B, notamment les trois enfants, Jamal, Khaled et Farid. Leur réputation remonte à une dizaine d’années. Une réputation vraiment très mauvaise. Ils sont considérés comme les trafiquants numéro 1 de haschisch, de comprimés psychotropes et de boissons alcoolisées.
Pire encore, leurs comportements sauvages, leur cruauté, leur brutalité, leur méchanceté, portent atteinte à l’image de leur quartier et n’épargnent quiconque oserait un jour intervenir pour se plaindre.
Chacun des trois frères a purgé une ou plusieurs peines d’emprisonnement soit pour trafic de drogue, soit pour commercialisation sans autorisation de boissons al coolisées ou encore pour coups et blessures. Seulement leurs emprisonnements ne les ont jamais incités à renoncer à leurs activités louches. Parce qu’elles leur rapportent gros.
Au fil du temps, une nouvelle famille de trafiquants de drogue et de boissons alcoolisées fait son apparition dans un quartier mitoyen ; la famille B.H. Elle commence à conquérir le marché, à attirer les clients, à concurrencer le trio de la famille J.B. Les revenus du trio commencent à baisser. La famille J.B n’arrive pas à avaler la couleuvre. Elle commence à nourrir de la rancune pour l’autre, à la guetter, à tenter de lui tendre un piège. Mais la famille B.H continue à prendre le marché en mains au point que la famille J.B n’a pu supporter l’idée, de perdre son fief. Elle commence à provoquer les clients de l’autre famille, à les déranger.
Mais en vain. Les membres de la famille B.H font semblant de ne pas se rendre compte de leurs comportements. Un calme qui a chauffé les nerfs du trio de la famille J.B. L’un d’eux décide de se révolter autrement. C’est Khalid. N’arrivant plus à maîtriser ses nerfs, il décide de violer un mineur de la famille B.H. Mais il échoue. Mis hors d’état de nuire, il a été présenté devant la justice et condamné à un an de prison ferme pour tentative de viol sur mineur. Un jugement qui n’a pas plu à Ali, membre de la famille B.H. Il décide de réagir, d’être cruel lui aussi contre la famille, J.B. Il n’arrive pas à imaginer qu’un jour quelqu’un tenterait de violer un membre de sa famille.
Bien que ses voisins lui demandent de ne pas jouer le jeu de la violence avec la famille J.B, il n’arrive pas à abandonner l’idée de se venger, de leur donner une leçon. Il guette un membre de la famille ennemie qui passait dans la rue, lui barre le chemin, le menace et le maltraite violemment au point que la victime perd connaissance. Il a été évacué aux urgences et a subi les soins nécessaires. Ali a été arrêté, mis entre les mains de la justice et condamné à trois mois de prison ferme.
Février 2002. Ali est libéré. L’un du trio de la famille J.B, Jamal, décide, lui aussi, de se venger, de mettre fin à l’un des membres de la famille B.H. Il a poignardé Ali qui est resté en vie. Jamal qui a pris la poudre d’escampette n’a pas abandonné l’idée de liquider un membre de la famille, B.H. Plus d’un mois après, il retourne dans son quartier, une barre de fer à la main, se cache dans un coin de la rue, attend l’apparition d’un membre de la famille adversaire. Mohamed, un père de trois enfants, membre de la famille B.H, fait apparition dans la rue. Il fut surpris par Jamal qui lui assène des coups de barre sur la tête. Mohamed s’évanouit. Jamal s’enfuit. La police arrive. La Protection Civile évacue Mohamed vers les urgences ou il rend l’âme. Jamal a été arrêté, présenté à la justice. Et il attend actuellement son jugement. L’histoire s’arrêtera-elle là ou connaîtra-t-elle d’autres rebondissements, étant donné que la guerre entre les deux familles continue.

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