La voix du Maroc, la voie de la Paix

Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Mohamed Benaïssa a affirmé que le Maroc espère et aspire à ce que la raison, l’équilibre et la sagesse prévalent sur la logique de guerre et sur l’option militaire en ce qui concerne la crise irakienne.
Dans un entretien publié récemment par la revue qatarie «Al Watan» à l’occasion du sommet islamique extraordinaire qui s’est tenu le 5 mars courant à Qatar, le ministre a précisé que «s’il y a une raison motivant l’utilisation d’autres moyens dans le but de débarrasser l’Irak d’armes de destruction massive», le Royaume espère que «ce sera fait dans le cadre de la légalité internationale représentée par les Nations Unies et le conseil de sécurité».
Après avoir mis l’accent sur «les progrès accomplis par l’Irak dans le cadre de sa coopération avec les inspecteurs onusiens sur son territoire», M. Benaïssa a souligné que le Maroc «a toujours oeuvré pour que le gouvernement irakien réponde» positivement «aux résolutions du conseil de sécurité et aux autres résolutions onusiennes et coopère avec transparence afin que l’Irak ne laisse aucun prétexte aux autres pour mener une action militaire à son encontre».
A propos des positions divergentes sur la scène internationale concernant l’adoption d’une résolution onusienne sur la crise irakienne, le ministre a estimé que la discussion au sujet d’une nouvelle résolution ou d’une ancienne résolution n’a pas d’importance puisqu’il s’agit d’une «affaire d’intentions en premier et dernier lieu». Conformément à cette position, le Chargé d’affaires de l’ambassade d’Irak à Rabat, Jouda Kadem Al Aâni, a exprimé la considération de son pays pour le soutien que le Maroc lui apporte dans la crise actuelle.
Dans une allocution prononcée au cours d’un meeting de solidarité avec l’Irak, organisé samedi à Kénitra, il a indiqué que le Maroc accorde un soutien particulièrement politique, diplomatique et moral, à l’Irak.
Il a évoqué les divers prétextes avancés par les Etats-Unis et leurs alliés pour justifier une éventuelle guerre contre l’Irak et l’embargo imposé à son pays qui a fait 1 million 800 mille victimes. Sur le plan populaire, une vingtaine de partis politiques, d’associations et de syndicats observent le dimanche 23 mars, une marche de soutien à l’Irak et de protestation contre la guerre.

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