Laâyoune : arrestation de trafiquants d’armes

L’exécution des menaces proférées ces derniers jours par Mohamed Abdelaziz seraient-elles en cours de préparation ? Après l’appel «mobilisateur» du chef du Polisario à l’intention des activistes séparatistes, les provinces du Sud ne risquent-elles pas de connaître un nouveau regain de tension ? Un début de réponse vient d’être apporté par la découverte, récemment à Laâyoune, d’un important réseau de trafic d’armes. Suite à une information livrée, dimanche dernier, par l’Association le Sahara marocain (ASM), les services de police de Laâyoune ont procédé à l’arrestation de sept suspects, alors que quatre autres sont toujours en état de fuite. Parmi les suspects, figure un caporal des Forces auxiliaires, Abdelkader Kouider, son complice mauritanien, qu’il aurait chargé de lui procurer des armes à feu en provenance de la région «Zouirate» (Mauritanie), en l’occurrence Mohamed Aly Ould Soule, et un troisième Mailanine Ennoumria, trafiquant d’armes. Selon la version des services de police de Laâyoune, cités par la MAP, le soldat Abdelkader Kouider aurait commandé deux fusils de marque FAL et 30 cartouches au marché dit «Capitaine» à Nouakchott, en vue de «pouvoir se défendre contre des contrebandiers» qui l’auraient agressé le 24 octobre dernier et délesté des biens qui étaient en sa possession. L’information ébruitée dimanche dernier par l’ASM a été niée au départ par les services de la préfecture de police de Laâyoune, avant d’être confirmée hier. Mais voilà, la version policière relayée par l’agence MAP mettant ce qui s’avère être une grosse affaire de trafic d’armes sur le seul compte d’un «désir personnel de vengeance» n’est pas entendue de cette oreille. Pour Réda Taoujni, président de l’ASM, les trois suspects cités feraient partie d’un réseau actif sur les frontières entre le Maroc et la Mauritanie pour introduire des armes dans les provinces du Sud en vue «de perpétrer des attentats contre des objectifs vitaux».
En affirmant que, outre les trois suspects arrêtés, quatre autres sont actuellement mis en examen, alors que cinq autres sont activement recherchés, le responsable de l’ASM a affirmé que «la thèse que les services de police de Laâyoune veulent faire accréditer ne tient pas debout». Selon M. Taoujni, la version attribuée au soldat arrêté ne serait pas véridique dans la mesure où «la sécurité des habitants des provinces du Sud est assurée par un important dispositif de l’armée».
Il ajoute que les fusils saisis «servent à des fins beaucoup plus dangereuses que la simple vengeance». «Le fusil FAL est typiquement militaire, il pèse 5 kilos et il peut tirer jusqu’à 300 mètres», a-t-il expliqué.
Cette nouvelle affaire rappelle un précédent acte de sabotage perpétré, il y a quelques semaines, par des activistes polisariens contre un tapis roulant de transport des phosphates à Boucraâ. 

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