Laâyoune : Les fauteurs de trouble en prison

Laâyoune : Les fauteurs de trouble en prison

La chambre criminelle près la cour d’appel de Laâyoune a condamné neuf personnes à diverses peines de prison ferme alors que trois autres ont écopé de peines avec sursis. La même Cour a décidé d’acquitter trois autres personnes appréhendées suite aux actes de sabotage qu’avait connu Laâyoune vers la fin du mois de mai dernier.
 C’est ainsi que les dénommés Toubali Al-Hafed, Baba Larbi, Hammadi Al-Karcha et Alouat Sidi Mohamed ont été condamnés à 8 ans de prison ferme. Al Bachir Baba et Al Hussein Andour, eux, ont écopé de 6 ans d’emprisonnement alors que Daï Abdelaziz en a eu pour 4 ans de prison ferme. Lamine Bada et Bouchama Nefaâ, deux autres prévenus pour les mêmes faits, ont été condamnés à deux ans de prison ferme.
La Cour a également condamné Radi Maâ Laâinine, Oubich Farah et Khattar Bihi à une peine de deux ans avec sursis.
Convaincus de leur innocence quant à ce qui leur était reproché, les juges ont décidé d’acquitter trois autres prévenus : Badr Al Kounti, Mbarek Al Machi et Ayoub Al Habib. Les 16 personnes ont été poursuivies dans trois dossiers séparés.
Les personnes condamnées l’ont été pour des faits remontant à la fin du mois de mai dernier. La justice les poursuivait pour constitution d’une bande criminelle en vue de commettre des actes criminels, placement sur la voie publique d’objets entravant la libre circulation et sabotage de biens d’utilité publique. Mardi 5 juillet, date de la tenue de la première audience de ce procès, la défense des accusés s’était retirée pour protester contre ce que les avocats considéraient comme atteinte aux conditions de la publicité des débats. C’est suite à ce retrait que la Cour a décidé le report de tout le procès au 12 du même mois et la désignation de nouveaux avocats dans le cadre de l’assistance judiciaire.
La sortie des avocats de la défense, menés par Me Mohamed Lahbib Rguibi, sera suivie par une réaction du procureur du Roi près la Cour d’appel de Laâyoune. Le magistrat avait précisé que, contrairement aux dires des avocats de la défense, toutes les conditions étaient réunies ce jour-là (5 juillet) pour le déroulement du procès. Le même jour, les autorités de Laâyoune avaient refoulé vers Agadir une délégation norvégienne composée de représentants d’associations pro-Polisario qui avaient débarqué au chef-lieu du Sahara marocain soi-disant pour suivre le déroulement du procès. Lors d’un premier procès, le 28 juin dernier, le dénommé Hassan Hairach a été condamné à une peine de prison ferme de 20 ans. Deux autres prévenus ont été condamnés à 15 ans de prison ferme. Il s’agit de Mohamed Salem Bouamoud et de Daoudi Moulay Omar. Les personnes condamnées à la prison, mardi dernier par la chambre criminelle (1er degré) près la Cour d’appel de Laâyoune, disposent d’un délai de dix jours, à partir de la date de l’énoncé du verdict, pour se pourvoir en appel comme le prévoit la nouvelle procédure pénale. Le 24 mai dernier, les forces de l’ordre ont dû intervenir pour ramener le calme dans le quartier « Maâtallah » après que des individus se soient attroupés sur la voie publique perturbant la circulation et se livrant à des actes de vandalisme contre les biens d’utilité publique. Ceux qualifiés de «manifestants» se sont ensuite attaqués aux forces de l’ordre par l’usage de projectiles et notamment de cocktails Molotov et de bonbonnes de gaz butane. D’ailleurs, plusieurs membres des forces de l’ordre s’en sortirent avec de graves blessures.

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