Laboratoire de la qualité de l’eau de Redal: 82.000 analyses sur les eaux de Rabat en 2014

Laboratoire de la qualité de l’eau de Redal: 82.000 analyses sur les eaux de Rabat en 2014

L’eau du robinet, consommée par une grande partie des marocains, est-elle tout à fait saine ? ALM a visité le laboratoire de la qualité de l’eau potable de Rédal, distributeur d’eau potable pour la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. «L’eau de la région de Rabat est potable à 99,9%, ce qui est parfaitement en phase avec les normes internationales. Les non-conformités détectées sont très rares, et sont traitées sur-le-champ», explique Nezha Maaroufi, docteur en chimie et responsable du laboratoire.

L’eau consommée dans la région provient des retenues des barrages environnants.  Les premières analyses sont effectuées par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), avant la livraison de l’eau à Redal. S’en suivent des analyses quotidiennes sur l’ensemble du circuit de l’eau, dans les réservoirs, les points de distribution ainsi que sur le réseau de distribution (fontaines, cafés, administrations, hôpitaux, etc.).

L’ensemble de ces analyses est effectué dans le laboratoire inauguré en 2008 à Témara pour un budget de 7,2 millions de dirhams. Il s’occupe de l’analyse microbiologique et physico-chimique de l’eau potable, mais également des eaux usées et des eaux de baignade pendant la saison estivale. «Avant tout cela, nous testons le goût, l’odeur et la couleur de l’eau. Les normes sont extrêmement strictes», ajoute Nezha Maaroufi.

En 2014, 8.626 prélèvements et 82.000 analyses ont été effectués. Ainsi, l’eau potable est prélevée chaque jour depuis 26 sites différents puis analysée. Un rapport mensuel est établi par le laboratoire et envoyé aux services sanitaires de la wilaya et aux bureaux d’hygiène du ministère de la santé. Les eaux usées sont, quant à elles, prélevées à partir du réseau d’assainissement, de la station de prétraitement de Rabat et de la station de traitement et d’épuration de Skhirat. Les eaux usées n’étant par réutilisées, ces analyses sont uniquement effectuées pour éviter la pollution de l’océan où elles sont déversées après leur traitement.

Selon les responsables du laboratoire de la qualité de l’eau potable, il est rare que des anomalies soient détectées. Qu’en est-il donc du changement de la couleur et du goût de l’eau observés à Salé pendant l’été 2012 et 2014 ? Il s’agirait, comme l’avait expliqué Rédal au moment des faits, d’une baisse du niveau du barrage Sidi Mohammed Benabdellah pendant la saison estivale, qui met l’eau en contact avec des algues sans, cependant, altérer sa salubrité.  

Rédal est une filiale de Veolia Maroc. Elle est en charge, depuis 2002, de la gestion des services d’assainissement et de distribution d’eau potable et d’électricité dans la wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. Elle dessert aujourd’hui plus de 2,2 millions d’habitants répartis sur 23 communes et arrondissements. Avec ses 564.109 clients en électricité et 453 252 clients en eau et assainissement, Redal génère un chiffre d’affaires de 2,8 milliards de dirhams.
 

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