L’Administration électronique

L’Administration électronique

Le Premier ministre, Driss Jettou, a présidé hier, lundi 7 l’ouverture des journées « Administration électronique au Maroc ». Cette rencontre a pour but de présenter et de détailler, pendant deux jours, les différents programmes informatisés des ministères, administrations et autres établissements publics. En présence de plusieurs membres du gouvernement, ainsi que des opérateurs privés et publics, Driss Jettou a rappelé lors de son allocution que «la bataille du numérique est au coeur des enjeux du développement économique et social et de la préparation de notre pays à affronter les défis de l’ouverture et de la globalisation». M.Jettou a par ailleurs souligné que ce chantier qu’est l’administration électronique a été inscrit au premier rang des priorités du gouvernement. A ce titre, le Premier ministre a levé le voile sur de grands projets que le gouvernement est en passe de finaliser. Il s’agit tout d’abord du portail national, qui sera le point d’accès privilégié aux différentes sources d’information. Autres projets d’envergure en cours de réalisation : des portails de villes pour renforcer la décentralisation et moderniser les services des collectivités locales, et l’Observatoire national des Technologies de l’Information et de la Communication. Ce dernier « permettra de mesurer et d’orienter l’évolution de la société marocaine de l’information », affirme le Premier ministre. Pour sa part, Hassan Ammor, président de l’ Apebi (association des professionnels de l’électronique, la bureautique et l’informatique) a souligné que les projets e-gouvernement auront des impact positifs sur le développement économique du pays. Ammor dresse ainsi quatre avancées majeures. La modernisation de l’administration grâce à l’utilisation de l’Internet et des outils informatiques et dans le but d’améliorer son efficacité et sa productivité. Deuxième avantage: le rapprochement des citoyens et des entreprises privées de leur administration. La généralisation des technologies de l‚information assurera une diffusion rapide de ces outils dans la société marocaine « réduisant ainsi la fracture numérique entre le Maroc et le reste du monde », poursuit Ammor. Enfin, la dernière avancée concerne l’essor que connaîtra le secteur privé marocain non seulement à l’échelle interne mais externe également. Et pour cause, les professionnels ambitionnent de réaliser des exploits en matière de développement. C’est ainsi que le chiffre d’affaires (hors télécoms) devrait atteindre les 30 milliards de DH en 2008. La valeur ajoutée est estimée à 15 milliards de DH. Le secteur espère exporter environ 10 milliards de DH, principalement dans l’édition des logiciels et les télé-services. Enfin, le nombre d’emplois générés de manière directe et indirecte devrait atteindre les 400.000.

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