L’ADS se tourne vers l’urbain

L’ADS se tourne vers l’urbain

L’Agence de développement social (ADS) vient de lever le voile sur sa stratégie 2005-2010, vendredi dernier, à Rabat lors, du séminaire national sur le développement local au Maroc. Cette nouvelle approche sera axée, entre autres, sur le renforcement du partenariat avec les collectivités locales et le développement des Activités génératrices de revenus (AGR). «Après quatre années d’existence, l’Agence de Développement social a capitalisé l’expérience acquise sur le terrain. Mais elle a aussi retenu les leçons tirées de cette expérience et les observations de ses instances pour revoir la stratégie suivie afin de consolider cette démarche et d’exécuter au mieux la mission que les pouvoirs publics lui ont assignée», a noté Najib Guedira, le directeur de l’Agence de développement social. Depuis sa création en 1999, l’ADS, en fait, a concentré ses activités en trois pôles : les activités génératrices de revenus, les infrastructures sociales de base et la formation et l’appui institutionnel. Le nombre de projets traités par l’Agence de développement social pour le pôle «activités génératrices de revenus» a atteint, jusqu’au début de ce mois-ci, 258, avec une contribution de 63 215 110 de DH de la part de l’ADS, soit 48 %. Idem pour les infrastructures sociales de base, cet établissement public, doté de l’autonomie financière et administrative, a consacré une enveloppe de près de 121.832.993 de DH à ces projets au nombre de 797. Quant à la formation et l’appui institutionnel, l’ADS a soutenu financièrement 23 projets avec une contribution de 3.986.331 de DH pour un coût global de 14.197.009 de DH. Par pôles d’intervention, l’Agence de développement social, depuis sa création, accorde une importance particulière aux infrastructures sociales de base (65%), puis aux activités génératrices de revenus (33%) et enfin à la formation et à l’appui institutionnel (2%). Les régions qui sollicitent le plus l’aide de l’Agence de développement social sont le Souss-Massa Darâa, l’Oriental et le Gharb. Et ce sont les associations qui frappent le plus à la porte de l’Agence de développement social avec un pourcentage de 81 % sur l’ensemble des demandes déposées. Ensuite, il y a les collectivités locales avec 12 % et les coopératives avec 7 %. Pour la stratégie 2005-2010, la direction de l’Agence de développement social a entamé des changements par rapport à la stratégie du lancement.
« Cette révision vise à renforcer l’approche territoriale et le travail avec les collectivités locales, ainsi qu’à réorienter davantage l’agence vers le milieu urbain et vers les activités génératrices de revenus. Elle s’appuiera aussi sur une plus grande dynamisation du renforcement institutionnel des ONG et en particulier vers la formation», a précisé Najib Guedira. En fait, l’Agence de développement social travaille en collaboration avec la Direction générale des Collectivités locales (DGCL). Dans ce cadre de partenariat, un Fonds de développement local (FDL) a été créé  suite à une convention signée entre l’ADS et les collectivités locales. Najib Guedira a tenu à expliquer que «le FDL a pour objectif de financer des projets de développement local et de lutte contre la pauvreté dans les domaines de compétence de l’agence». Et d’ajouter que «ces projets pourraient être réalisés directement par la collectivités locales concernées ou par des associations de développement et des coopératives dont les projets auront été approuvés par le comité de pilotage».  Pour le financement, le Fonds de développement local est alimenté à hauteur de 50 % au maximum par l’Agence de développement social, sans oublier bien évidemment les bénéficieraires.  Mais la plus grande nouveauté dans cette stratégie 2005-2010 est l’intérêt que va dorénavant porter l’ADS à la lutte contre la pauvreté dans le monde urbain.

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