Laenser : «Vers un cadre fédérateur»

ALM : Quel a été l’objet de la réunion des bureaux politiques de la Mouvance populaire ?
Mohand Laenser : La Mouvance populaire est devenue la Mouvance populaire unifiée (MPU) depuis 2003. Dans ce cadre, les membres de ses directions et de ses bureaux politiques se réunissent, à l’approche de la reprise parlementaire, pour évaluer la situation politique et établir un programme.
Quelles sont les mesures que vous avez prises pour parler d’une seule voix ?
Nous n’avons pas encore déposé les statuts d’une fédération, mais ça sera fait. Et toutes nos concertations soulignent l’importance de travailler dans un cadre unioniste. Nous allons aller plus vite, eu égard aux orientations de Sa Majesté le Roi relatives à «l’émergence d’un paysage politique fondé sur de puissants pôles aux visions différenciées et claires».
A quand alors la MPU comme un mouvement fédéral ?
Cela devrait voir le jour dans six mois. La volonté politique est là, la détermination des trois chefs de partis aussi. Il faut souligner que nous ne sommes pas une alliance ou un pôle au sens classique du terme, mais une seule famille dont le cours naturel est de se réclamer des mêmes valeurs. Nous célébrons les retrouvailles d’une famille politique.
Et quel serait le chef de famille?
Le chef n’a jamais été un problème. Nous fonctionnons selon le mode d’une présidence collégiale. Mahjoubi Aherdane est le président de l’union. Nous avons pris des décisions importantes. Nous allons réunir à la fin de ce mois tous nos parlementaires pour désigner un chef du groupe parlementaire de la MPU. C’est important, parce que les députés de la MPU parleront d’une seule voix et voteront les projets d’un commun accord.
Vous acheminez-vous vers la présentation aux élections sous les couleurs d’une seule formation politique ?
Il est essentiel pour nous de se présenter sous une seule couleur, sauf si le mode de scrutin nous empêche de le faire. Nous déplorons le mode de scrutin par liste. Le citoyen veut savoir à qui il donne sa voix. Et pour cela, le mode de scrutin uninominal est idéal.
Que pensez-vous de la nouvelle loi sur les partis politiques ?
Beaucoup de bien, même si j’en connais seulement les grands contours. Elle est nécessaire parce qu’elle permettra de différencier un parti politique d’une association politique. Aujourd’hui, certains partis au Maroc tiennent plus de l’association que de la formation politique. Ils ne dépassent pas le seuil de représentation des électeurs et ne couvrent pas l’ensemble du territoire. Il serait juste de ne pas les laisser parasiter davantage le paysage politique.

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