L’afflux de clandestins aux Canaries se poursuit


L’embarcation, de 23 mètres de longueur, a été localisée, vers 06h40, par deux bateaux de pêche, qui opéraient au sud de l’île. Alertés, un navire de sauvetage maritime et un bateau de la garde civile ont été ensuite dépêchés sur les lieux pour secourir les occupants de la barque et les remorquer jusqu’au port de "Los Christianos", au sud de l’île, a ajouté cette source.

Les immigrants ont reçu par la suite l’assistance humanitaire et sanitaire de la part du personnel de la Croix rouge espagnole, avant d’être remis à la police nationale pour enquête.

C’est la deuxième embarcation interceptée aux Iles Canaries en moins de 24 heures après l’arrestation, mercredi, de 53 Subsahariens à bord d’une pirogue de pêche, à 90 milles au sud de la Grande Canarie.

La semaine dernière, quelque 500 immigrants subsahariens sont parvenus à atteindre les côtes canariennes à bord d’embarcations de fortune.

Cette nouvelle arrestation intervient au moment où le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a annoncé mercredi, le rapatriement  »imminent » vers la Mauritanie d’un groupe d’immigrants clandestins, qui étaient arrivés à bord de pirogues aux Iles Canaries à partir du littoral mauritanien.

Depuis mars dernier, rappelle-t-on, les autorités espagnoles ont refoulé vers Nouakchott un total de 199 immigrants, dont la majorité sont des Maliens et des Sénégalais, en application de l’accord de réadmission signé, en juillet 2003, entre l’Espagne et la Mauritanie, et réactivé en mars 2006, suite à l’afflux massif d’immigrants subsahariens sur les côtes de l’archipel.

Réagissant à cette avalanche, la vice-présidente du gouvernement autonome, Mme Maria del Mar Julios, a appelé l’Etat espagnol à appliquer "immédiatement" les accords conclus en matière de lutte contre l’immigration illégale.

Mme Julios a mis l’accent sur la nécessite de mettre en application les compromis conclus pour contrôler l’arrivée de "cayucos" de la Mauritanie et a exprimé la préoccupation du gouvernement régional devant "l’absence de protection" dans le traitement de ce problème.

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