L’alphabétisation, une condition pour le développement

L’Association Ribat El Fath a organisé, en collaboration avec la préfecture de Skhirat Témara, la cinquième campagne de sensibilisation à l’alphabétisation qui a eu lieu à la commune de Aïn Atiq (préfecture de Skhirat Témara), au profit des habitants de cette commune, à l’occasion de la journée arabe de lutte contre l’analphabétisme qui coïncide avec le 8 janvier de chaque année.
Le président de l’association, Abdelkrim Bennani, a souligné à cette occasion la combativité des femmes pour lutter contre les dangers de l’analphabétisme, leur patience et leur attachement au savoir, précisant que cette campagne cible notamment les ouvriers et ouvrières d’usines de cette commune. Une telle action, a-t-il dit, a eu un écho favorable auprès des patrons qui ont salué cette initiative et encouragé leurs employés à y adhérer massivement. La campagne d’alphabétisation a connu un important développement depuis son lancement au mois de février 1990, un mois durant lequel le nombre des bénéficiaires ne dépassait pas 500, mais qui évoluait de 3000 chaque année. Habiba Bouazzaoui, de la direction de lutte contre l’analphabétisme du ministère de l’Education nationale, devait souligner que l’analphabétisme est un grave fléau social qui entrave tout processus de développement, rappelant que son département a entamé à partir de ce mois l’exécution de programmes de cycles de rattrapage pour l’insertion d’enfants de 9 à 11 ans non scolarisés ou ayant abandonné leurs cours au sein de l’enseignement primaire.
Ce cycle profitera, dans un premier temps, à près de 130 enfants, selon Habiba Bouazzaoui qui précise que 130.000 personnes adultes ont bénéficié de cette campagne, au titre de l’an 2000/2001, et que le ministère de l’Education nationale a mobilisé, dans ce cadre, 4.821 instituteurs et aménagé 1.320 établissements scolaires.

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