L’aménagement du territoire en conseil

L’aménagement du territoire en conseil

Sa Majesté le Roi Mohammed VI préside, aujourd’hui au Palais royal de Rabat, l’ouverture des travaux de la première session du Conseil supérieur de l’aménagement du territoire (CSAT). Vu l’importance de ce secteur et l’implication dans l’aménagement du territoire d’un nombre considérable de départements ministériels, le Souverain a tenu à présider personnellement cette session et à lui octroyer toute l’importance qu’elle mérite.
Le Souverain prononcera, à cette occasion, un discours aux participants qui poursuivront, le jour-même à partir de 15 heures, leurs travaux au complexe socio-sportif de Bank-Al Maghrib.
Ces travaux seront présidés par le Premier ministre, Driss Jettou, conformément au décret de création du CNAT.
La tenue de cette première session du CSAT, tant attendue, vient couronner les efforts fournis lors du Débat national sur l’aménagement du territoire engagé depuis le 26 Janvier 2000 et qui a associé en plus de l’Etat et les Collectivités locales, le secteur privé ainsi que la société civile. Tout au long de l’année 2000, les participants à ce débat national se sont réunis dans 56 ateliers locaux et 16 forums régionaux. Les résolutions issues de toutes ces rencontres ont fait l’objet, en 2001, de discussions lors d’un forum national qui a tracé les grandes lignes d’un important document baptisé « Charte nationale de l’aménagement et du développement durable » dont la démarche concertée lui a permis incontestablement d’acquérir la force d’un « contrat collectif ». A partir de cette Charte, les cadres de la direction de l’aménagement du territoire, qui rappelons-le ont fourni et continuent de fournir un effort colossal depuis plusieurs années, ont élaboré, en 2003, un Schéma national de l’aménagement du territoire (SNAT), « le premier de son genre depuis l’indépendance du pays et qui est un outil d’orientation pour la cohésion territoriale des actions sectorielles publiques et privées », souligne un communiqué du département de Mohamed El Yazghi.
D’ailleurs, cette première session du CNAT sera consacrée, en plus de l’adoption du règlement intérieur du Conseil, à l’examen de la Charte, à la présentation du SNAT ainsi qu’à l’étude des mesures institutionnelles, législatives, scientifiques et financières pour la mise en oeuvre de la nouvelle politique de l’aménagement du territoire.
Le fait que le CNAT soit présidé, de droit, par le Premier ministre montre le pari du développement territorial qui ne peut être relevé par le Maroc que si le gouvernement, en entier, met la main à la pâte. Ce pari reste donc tributaire de l’engagement de toutes les composantes nationales à agir selon les orientations générales fondant la Charte nationale de l’aménagement du territoire.
A cet effet, la décentralisation et le nouveau concept d’autorité sont deux notions-clés en matière d’aménagement du territoire.
Rappelons que le CNAT a pour rôle de définir les grandes orientations de la politique nationale d’aménagement du territoire et du développement durable et approuve les documents généraux et sectoriels ayant trait à l’aménagement du territoire, à l’échelle nationale et régionale. Par ailleurs, la Commission nationale permanente d’aménagement du territoire et du développement durable est une instance issue du CNAT qui lui confère le pouvoir décisionnel pour la mise en oeuvre des orientations nationales en matière d’aménagement du territoire et du développement durable. Enfin, la Commission Régionale d’aménagement du territoire et du développement durable est un organe constitué des représentants des établissements publics déconcentrés, des collectivités locales, des Chambres professionnelles et des instances de coopération communales et un représentant de la Commission nationale permanente d’aménagement du territoire et du développement durable.
De véritables chantiers de débats attendent les différents intervenants à la première session du CNAT. Les ministres, les élus et tout autre intervenant devra désormais comprendre que l’aménagement du territoire est un secteur qui appartient à tous les Marocains, ne devant par conséquent répondre à aucune considération politicienne.

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