L’ANAM se penche sur la régulation du système de santé

L’ANAM se penche sur la régulation du système de santé

«Le régime de l’assurance- maladie obligatoire qui couvre aujourd’hui 34% de la population doit couvrir à terme au moins les 3/4 de la population marocaine», a déclaré Chakib Tazi, directeur général de l’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM). Lors d’une rencontre sous le thème « Les outils de la régulation : Que peut-on apprendre des comparaisons internationales ? »,
M. Tazi a appelé à réfléchir à une régulation du système de santé pour l’adapter aux besoins et évolutions en cours.
«Le cadre institutionnel et réglementaire de la couverture médicale de base nous donne l’opportunité de penser et de mettre en œuvre les mécanismes et les outils de régulation qui nous assurent à la fois la qualité des soins de santé requis en même temps qu’une accessibilité financière et géographique pour les populations concernées». Le directeur général de l’ANAM a mis en exergue les actions en cours en matière d’assurance-maladie en l’occurrence le chantier de l’élaboration des référentiels de prise en charge des maladies, la préparation de la mise en œuvre du suivi médical coordonné, l’établissement de la commission de la transparence des médicaments ainsi que la mise en place d’un système national d’information de l’AMO. 
 Pour sa part, Jean Kervasdoué, professeur de gestion des services de santé au Conservatoire national des arts et métiers à Paris a défini la régulation comme «un ensemble d’actions qui permettent dans le cadre d’un budget donné d’assurer l’accès de tous aux soins de qualité et au meilleur coût». Selon
M. Kervasdoué les outils de régulation agissent sur l’offre de soins à travers les mesures sur les effectifs de médecins, la modification du mode de rémunérations des praticiens libéraux, la définition des règles de bonne pratique et la favorisation de nouveaux modes organisationnels. Les politiques de régulation agissent également sur le financement et la participation des malades notamment en ce qui concerne les mesures financières, le déremboursement de certains produits. S’agissant des bienfaits et des limites des comparaisons internationales, M. Kervasdoué, a souligné que pour tirer des leçons d’une expérience étrangère, il ne suffit pas de la connaître mais de la comprendre et d’en tirer des leçons. Pour ce spécialiste dans la gestion des institutions de santé, beaucoup de politiques sont dérisoires. «On passe d’un problème (l’amélioration de la santé, la lutte contre le suicide) à des mesures ayant un rapport lointain avec le sujet (la suppression des files à l’hôpital, nomination d’un chef de bureau)». Cette rencontre a aussi été l’occasion de rappeler les réalisations depuis l’entrée en vigueur de l’AMO. A ce sujet, M. Tazi a relevé les cinq conventions nationales explicitant les rapports entre les professionnels de santé  tant publics que privés avec les organismes gestionnaires, les tarifs nationaux de référence, la  liste des médicaments remboursables, l’exonération partielle ou totale des ALD et l’extension du panier de soins CNSS à l’ambulatoire.

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