L’architecture balnéaire de demain

«L’architecture balnéaire de demain» est le thème d’une rencontre organisée, samedi à Tanger, par le groupe de presse Archimédia, en collaboration avec l’agence urbaine de Tanger et le Conseil régional de l’ordre des architectes de Tanger-Tétouan.
A l’ouverture de cette rencontre à laquelle ont pris part plusieurs architectes, chercheurs et urbanistes de la région du nord, Mme Selma Zerhouni, directrice de publication de la revue « Architecture du Maroc », a particulièrement relevé la pertinence de ce thème à l’heure où le Maroc se lance dans le programme d’aménagement de six stations balnéaires avec l’ambition affichée de drainer 10 millions de touristes à l’horizon 2010. Or bleu, selon le concept économique, le tourisme balnéaire est une manne financière et une opportunité d’investissement qu’il convient de saisir et de penser, a-t-elle dit, ajoutant que la façade maritime septentrionale étant encore vierge, les architectes marocains ont une possibilité de choisir quelle stratégie d’architecture balnéaire pour le Maroc de demain.
Sur la même lancée, Hassan Belkora, de l’agence de promotion et de développement économique et social des préfectures et provinces du nord du Royaume (APDN), a présenté un aperçu sur les actions entreprises par l’agence et le programme du développement touristique balnéaire dans les provinces du nord.
Après avoir distingué entre l’architecture subie jusqu’à nos jours et l’architecture voulue pour demain, l’intervenant a souligné que le nord est appelé à relayer les infrastructures touristiques de l’autre rive de la Méditerranée, faisant état à ce propos de l’existence de 64 sites d’intérêt touristique répertoriés dans les provinces du nord.
A la faveur de la réalisation de la rocade méditerranéenne et du port méditerranéen, cette région, aujourd’hui enclavée pourra offrir différents produits touristiques alternant la montagne, la mer et l’arrière pays, a-t-il indiqué, tout en mettant particulièrement en exergue l’importance de la station balnéaire de Khmis Sahel, près de Larache.
M. Abdeslam Benkrimo, architecte, a de son côté souligné les spécificités de l’architecture méditerranéenne relevant, à ce propos, que c’est une architecture qui laisse recouvrir de végétations des constructions blanches avec un jeu de volume, des transparences et des percées sur la mer.
Revenant pour sa part sur la problématique des zones touristiques à Tanger, M. Mustapha Arim, de l’AUT, a particulièrement relevé le regain d’intérêt dans les zones touristiques de la wilaya de Tanger, faisant état de l’existence d’une assiette foncière de 2.211 hectares qui s’étalent sur 12 zones. D’autres intervenants se sont arrêtés sur les aspects décoratifs des stations balnéaires à travers l’utilisation de la céramique, les équipements sanitaires, l’industrie du bois et les techniques d’éclairage.

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