L’arganier, arbre magique aux nombreuses vertus

L’arganier, argania spinosa, encore appelé arbre de fer, est une espèce d’arbres des zones arides et semi-arides du sud-ouest marocain. Il constitue la 2ème essence forestière du pays après le chêne vert, recouvrant près de 828.000 hectares.
Datant de l’ère tertiaire où il s’étendait sur une grande partie du Maroc, il aurait été refoulé au sud-ouest par l’invasion glaciaire, ce qui explique l’existence de quelques colonies dans la région de Khemisset et dans les Béni Snassen, non loin de la côte méditerranéenne. Arbre à triple vocation, forestière, fruitière et fourragère, l’arganier fait partie intégrante de la vie quotidienne des populations rurales des arganeraies. Son bois donne un charbon d’excellente qualité qui se consume très lentement. Cependant, son principal intérêt réside dans son fruit qui donne l’huile d’argan, largement utilisée dans l’alimentation des populations.
Son feuillage n’est pas non plus de moindre importance. Nourriture de base des troupeaux de caprins, notamment en période de sécheresse, il joue un rôle crucial dans l’économie pastorale. Cet arbre spécifique est cependant en butte à un problème chronique, celui de la régression constante des arganeraies.
La densité moyenne est passée de 150 à 200 arbres par ha à 30 arbres par ha aujourd’hui. En médecine traditionnelle marocaine, l’huile d’argan s’est forgée, au fil des siècles, la réputation d’un remède précieux. Il importe de savoir que 100 kg d’amandes et de longues heures de préparation sont nécessaires pour obtenir un litre d’huile dont le prix actuel sur le marché marocain varie entre 120 et 160 dh. Son utilisation largement répandue dans le traitement de la varicelle chez l’enfant, de l’acné juvénile et dans la prévention des vergetures chez la femme enceinte, ainsi qu’en cosmétologie, pour retarder les effets du vieillissement cutané, ont poussé les chercheurs à tenter de percer les secrets de l’huile d’argan qui fait l’exception, avec l’huile d’olive, d’être consommée à l’état cru sans raffinage.

•Hamid Aquerrout (MAP)

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