L’argent fait le bonheur !

L’argent fait  le bonheur !

Qu’est-ce qui rend les Marocains heureux ? Voilà une question bien singulière à laquelle la compagnie d’assurance Atlanta a tenté de répondre en faisant appel à l’expertise du cabinet Ipsos. Résultat : les Marocains sont heureux lorsqu’ils ont l’esprit tranquille.

Définition spontanée du bonheur

«Beaucoup auraient pu penser que, selon la perception des Marocains, l’argent est le secret du bonheur. Il n’en est rien puisque l’enquête menée auprès d’un échantillon de 2.100 personnes révèle que le bonheur des Marocains réside dans leur tranquillité d’esprit. Ainsi, 36% des personnes interrogées y accordent une importance capitale», a souligné Nabil Abouzaid, directeur général d’Ipsos Maroc, lors d’une conférence de presse, tenue mardi 24 mars, pour dévoiler les résultats de l’enquête sur le bonheur. Viennent ensuite la stabilité (15%) et l’argent (14%). D’autres ingrédients classiques sont également cités mais à moindre mesure comme le travail (7%), le mariage (6%), mais aussi, par exemple, être avec la personne que l’on aime (4%).

Et l’argent… ?

D’après l’étude, on n’y pense pas spontanément mais à la question «L’argent fait-il le bonheur?», seulement 7% des Marocains ont répondu par la négative, alors que 93% pensent que «oui». Pour la majorité écrasante de nos compatriotes, l’argent reste un élément nécessaire au bonheur mais pas une condition sine qua non. De même, à la question «Diriez-vous que l’argent rend heureux ?», la réponse (tout à fait) a été sans équivoque pour 44% des Marocains alors que 49% ont répondu par «plutôt oui».

Où trouver son bonheur ?

Au-delà de l’argent, Atlanta et Ipsos sont allés jusqu’à identifier les sources du bonheur. Il en ressort donc que la santé (96%), le culte (80%) et la famille (70%) sont par ordre d’importance les trois principales sources de bonheur pour les Marocains. «Tout en gardant le même ordre d’importance, ces trois sources de bonheur varient légèrement en fonction de la classe sociale et de l’âge des personnes interrogées. La génération des Baby-Boomers (personnes âgées entre 55 et 65 ans) reste la plus attachée à la religion relativement aux autres générations», a précisé M. Abouzaid. Par ailleurs, les résultats détaillés de cette enquête ont été présentés à un panel d’experts, Dr Amal Chabach, médecin psychothérapeute et sexologue, Dr Ahmed El Boukili, professeur universitaire spécialisé dans les études islamiques, et Dr Abderrahim El Atri, sociologue ( encadrés ).

Atlanta crée un Observatoire du bonheur

Pour Atlanta Assurances, en plus d’être une source de création de produits adaptés, cette étude constitue un matériau précieux pour les chercheurs et académiciens intéressés par la question. «Cette étude nationale sur le bonheur a permis à Atlanta Assurances de collecter une mine d’informations, d’où l’idée de la mise en place d’un Observatoire du bonheur», a annoncé, pour sa part, Jalal Benchekroun, directeur général délégué d’Atlanta.

Et de poursuivre : «Cet observatoire va publier de manière régulière des communications pointues sur le bonheur des Marocains en se basant sur des données statistiques qui permettront plusieurs possibilités de traitement et des analyses multiples par genre, âge, territoire géographique…».
Atlanta Assurances s’engage, donc, en faveur du bonheur des Marocains….

Abderrahim El Atri, professeur universitaire de sociologie

La force de cette étude réside dans le fait qu’elle s’est focalisée sur les sources du bonheur des Marocains, c’est-à-dire ce qui constitue leur bonheur. Les résultats de cette étude sont un véritable document de référence sur les projections des Marocains pour le bonheur. Ce qui peut aider les acteurs politiques et économiques dans la planification et la construction des éléments de bonheur pour le Marocain. Les résultats de cette étude, dans leur volet sociologique, dévoilent à la fois les peurs et les attentes des Marocains. Les résultats importants de cette enquête révèlent les évolutions démographiques, sociétales et économiques que connaît la société marocaine. Beaucoup de résul

Amal Chabach, médecin psychothérapeute et sexologue

L’idée d’effectuer une étude sur la perception du bonheur par les Marocains, hommes et femmes de différentes générations, est originale et innovatrice. Les résultats de cette étude ne m’ont pas étonnée. Ils cadrent parfaitement avec les enseignements auxquels j’ai abouti au bout de 15 ans de pratique médicale et psycho-sexo-comportementales avec mes patients. Effectivement, l’état d’esprit, le calme intérieur et la santé nous permettent de ressentir un état de calme intérieur indispensable à la perception extérieure de la joie de vivre.

Ahmed El Boukili, professeur universitaire d’études islamiques

L’étude a démontré que 80% des Marocains estiment que la pratique religieuse procure du bonheur. Ce pourcentage traduit la profondeur spirituelle de la personnalité marocaine qui, en dépit de la modernisation de sa société, reste une personnalité attachée à l’histoire avec toute sa connotation religieuse. Cette adoration spirituelle du Marocain représente sous un angle d’analyse religieuse la nature de la personnalité de l’Homme marocain qui à travers la pratique religieuse, et en particulier le pèlerinage à La Mecque, tente de se réconcilier avec soi et d’obtenir la bénédiction divine…

 

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