L’arme du pétrole en question

L’idée avait été proposée lundi par l’Irak en marge de la réunion de l’organisation de la conférence islamique (OCI) de Kuala Lumpur. Mardi, des agences de presse internationales, citant des sources ayant requis l’anonymat, croient savoir que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) exclut toute utilisation du pétrole comme une arme dans le conflit au Proche-Orient. Le responsable de l’OPEP qui s’est confié sous couvert de l’anonymat aurait estime qu’il était « totalement hors de question d’utiliser le pétrole comme une arme, nous ne sommes pas dans les années 70 ».
En attendant, l’Iran, cette fois ci par la voix autorisée de son ministre des Affaires Etrangères, Kamal Kharazi, s’est dit prêt à envisager l’arme du pétrole. M. Kharazi a confié, en marge des travaux de la réunion de la conférence de l’OCI, que le recours à l’arme du pétrole dépendrait d’une décision collective des pays musulmans. « S’ils décident d’utiliser le pétrole comme arme, l’Iran examinera certainement cette idée. Cela sera efficace si la décision est prise par tous les pays musulmans », a-t-il dit.
Les Etats-unis, dont le président Georges W ; Bush, continue de soutenir Ariel Sharon dans ses exactions contre le peuple palestinien, ont qualifié de « rêveries », l’appel irakien à couper le robinet du pétrole. Une telle initiative des pays arabes producteurs de pétrole, qui détiennent la moitié de la production mondiale du brut, n’avait pas été prise depuis la crise de 1973.
L’unanimité qui avait alors prévalu ne semble pas exister aujourd’hui. Le délégué du Koweït à la conférence de l’OCI, a estimé que les pays arabes souffriraient plus que les Etats-Unis d’une application de la proposition irakienne. « C’est impossible. Comment pouvons-nous soutenir nos frères palestiniens si nous n’avons pas de revenus? », s’est-il interrogé, cité par les Agences internationales. Ces dernières se sont également fait l’écho d’une position officieuse de l’Arabie Saoudite, plus gros exportateur de pétrole au monde, qui ne souhaiterait pas réitérer l’opération du premier choc pétrolier.
(lire également p.14)

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