L’arrestation de Belliraj au Maroc permet d’élucider des meurtres à Bruxelles

L’arrestation de Belliraj au Maroc permet d’élucider des meurtres à Bruxelles

L’activiste islamiste Abdelkader Belliraj, arrêté le mois dernier au Maroc, est aussi accusé d’avoir tué un commerçant à Bruxelles car il le croyait juif, affirment mardi plusieurs journaux belges, qui identifient ainsi la cinquième de ses victimes présumées dans le pays. L’homme, âgé de 50 ans et de nationalité belgo-marocaine, a reconnu avoir abattu le 23 juillet 1988, d’une balle de calibre 7,65 mm dans la tête, Raoul Schouppe, un ancien sous-officier de 65 ans qui avait ouvert une épicerie près de la gare du Midi, indiquent les quotidiens La Dernière-Heure et De Standaard. Le parquet fédéral belge, interrogé par l’AFP, s’est refusé à commenter l’information. Abdelkader Belliraj, chef présumé d’un réseau islamiste soupçonné d’avoir préparé des attentats dans le pays, a selon les autorités marocaines reconnu au total être l’auteur de six assassinats en Belgique à la fin des années 1980. Des meurtres jusqu’ici non élucidés. Les quatre premières victimes avaient été rapidement identifiées. Il s’agit d’un représentant de la communauté juive de Belgique, de deux membres modérés de la communauté musulmane et d’un chauffeur de l’ambassade d’Arabie Saoudite, pris pour un diplomate. Selon les informations que les deux journaux belges précisent avoir obtenu au Maroc, Abdelkader Belliraj aurait abattu l’épicier bruxellois parce qu’il le pensait d’origine juive, ce qui n’est pas établi. Raoul Schouppe, qui parlait arabe et s’était spécialisé dans les épices d’Afrique du Nord, était très populaire parmi la population marocaine du quartier du Midi. Les enquêteurs belges n’ont en revanche toujours pas identifié la victime du sixième meurtre dont Abdelkader a avoué être l’auteur. Selon ses déclarations au Maroc, il s’agirait d’un homosexuel bruxellois, indiquent De Standaard et la Dernière-Heure. Après avoir d’abord accueilli avec grand scepticisme les accusations marocaines, la Belgique les juge désormais crédibles. L’affaire a par ailleurs pris un tour sulfureux en Belgique lorsqu’il est apparu qu’Abdelkader Belliraj avait très probablement été pendant des années un informateur des services de renseignement intérieurs belges, la Sûreté d’Etat.

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