L’association arbitre

Organiser le secteur dans la province. Défendre ses causes et ses intérêts. Créer des liens d’amitié, de solidarité et de coopération entre ses membres. Telles ont été les raisons ayant été derrière la naissance de l’Association des entreprises de bâtiment et de génie civil des Doukkala (A.E.B.G.C.D).
Pour Haj Abdelkrim Tamli, le président, de ladite association, élu à l’unanimité, « réunir les entrepreneurs pour discuter uniquement des problèmes qu’ils vivent ou qu’ils rencontrent dans leur parcours difficile était une chose impossible. Mais parvenir à le faire, aujourd’hui, et de surcroît au sein d’une association, est un pas très positif ».
En effet, les opérateurs de ce secteur n’ont jamais voulu accepter l’idée de se réunir au sein d’un regroupement professionnel. Chacun, faut-il le dire d’après certains aveux, se débrouillait comme il peut pour s’assurer des marchés. L’autre, considéré comme un rival et jamais un partenaire, était exclu de son agenda. Peut-être que certains s’entraidaient entre eux dans la soumission des dossiers des marchés. Mais le plus souvent malhonnêtement, a-t-on tenu à préciser.
C’est en contre-partie d’une commission satisfaisante qu’on délivrait à son compère un devis contradictoire pour que ce dernier s’adjuge un marché ! Ainsi «chacun pour soi et les marchés pour tous», telle était la devise prédominante dans cette activité épineuse. Or, la multiplicité des problèmes, des contraintes et des charges, et face à une concurrence, devenue étouffante, on s’est rendu compte que «l’unité fait la force» et qu’il n’y a pas mieux qu’un cadre associatif pour défendre sa cause et aussi ses intérêts pour pouvoir subsister !
Parmi les autres objectifs débattus et retenus lors de la tenue de l’assemblée générale constitutive, on notera principalement ces rôles qu’entend jouer l’association en tant qu’arbitre et réconciliateur en cas de litiges entre, d’une part, les membres entre eux et, d’autre part, avec des parties extérieures.
Une pacifiste position nécessaire qui mettrait un terme ou du moins atténuer les différents conflits qui peuvent surgir à tout moment entre différentes parties de la profession et dont les conséquences se répercutent négativement sur l’entreprise marocaine, d’une manière générale, et sur la doukkalie en particulier.

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