L’athérothrombose, première cause de mortalité

L’athérothrombose, première cause de mortalité

Aussi terrible soit-il, ce mal dont on ne connaît, généralement, absolument rien, est le premier responsable de mortalité humaine.
En effet, l’athérothrombose fait fatalement office de première cause de mortalité dans le monde, avec un chiffre s’adjugeant, tristement, plus de 22% des décès au niveau planétaire. La gravité de pareille incidence prend toute sa signification lorsque l’on appréhende que, chaque année, près de 40 millions de décès sont imputables à des accidents en corrélation avec l’athérothrombose.
« L’athérothrombose correspond à la survenue d’une thrombose sur une plaque d’athérome. La plaque d’athérome est la résultante de dépôt de lipide à l’intérieur des parois artérielles. Au fil du temps, cette plaque grossit et peut se rompre, créant une lésion de la paroi artérielle ; il y a alors activation des plaquettes et formation d’un caillot ou thrombus. Le développement de ce dernier peut bloquer tout, ou en partie, l’artère, empêchant ainsi le sang de circuler.
Lorsque les artères coronaires qui irriguent le coeur sont partiellement bloquées, on parle de « Angor » ou « Angine de poitrine » et quand elles sont complètement bloquées, on parle d’infarctus du myocarde. Ce blocage prive le coeur de la quantité d’oxygène dont il a besoin, ce qui peut provoquer une mort subite, ou une altération des fonctions du coeur en cas de survie », ainsi a-t-on définie l’athérothrombose, lors d’un symposium tenu à Casablanca dans l’optique d’échanger et de communiquer de l’athérothrombose.
Le tour de table était composé d’éminents spécialistes, en l’occurrence le Pr Jamaleddine Srairi, président du collège marocain interdisciplinaire du coeur et des vaisseaux et professeur de cardiologie ; le Pr Patrice Cacoub, du service de médecine interne à l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière (Paris) ; le Pr Jean-Luc Dubois-Randé, chef de service Cardiologie à l’hôpital Henri Mondor (Créteil) ; le Dr Philippe Brun, directeur médical Afrique de Sanofi-Synthélabo ; le Dr Choukri Hakkou, directeur médical Maroc Sanofi-Synthélabo et le Dr Chérif Abdelkhirane, cardiologue.
Les autres causes principales de mortalité, mettant ainsi en relief la gravité de l’athérothrombose, sont les maladies infectieuses et parasitaires (14,2%), les maladies broncho-pulmonaires (13,4%), le cancer (12,5%) et le sida (4,9%).
Au centre de ces statistiques à l’allure macabre, les affections cardio-vasculaires obtiennent un rôle de premier plan. Des affections qui évoluent, ou plutôt qui régressent de façon linéaire avec le degré de développement des pays en question. En effet, les pays dont le développement s’est inscrit dans un processus de nature ascendante ont vite fait de creuser l’écart avec la maladie. Parallèlement, les pays en voie de développement ont effectué une plongée vertigineuse dans le bassin des affections cardio-vasculaires, où l’incidence de la maladie aura, malencontreusement, atteint des chiffres inquiétants.
À ce titre, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime qu’à l’orée de l’année 2010, les maladies cardiaques ischémiques seront à même de constituer « une cause majeure de détérioration de la santé dans le monde ». Pointés du doigt, certains mauvais comportements de tous les jours, que l’on juge, à tort, anodins, sont capables d’entraîner le sujet dans les méandres d’une série de pathologies irréversibles. Ainsi, une mauvaise hygiène alimentaire contribue inéluctablement à l’augmentation du taux de cholestérol dans le sang et, par là-même, à favoriser l’apparition du diabète, l’une des causes de l’apparition de l’athérothrombose. L’obésité et le tabagisme, ainsi que l’hypertension artérielle et la sédentarité, figurent également parmi les facteurs de risques majeurs d’exposition aux affections cardio-vasculaires.
Par ailleurs, afin de réduire les risques de développer pareille maladie, le recours à des produits pharmaceutiques peut s’avérer salutaire. En effet, une molécule qui vient d’être lancée sur le marché marocain a le mérite de diminuer les risques liés à la maladie. Baptisée « Clopidogrel », cette molécule agit spécifiquement sur les plaquettes, diminuant ainsi leur agrégation et prévenant la formation du thrombus.

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