L’auteur de Maâlamat Al Maghrib n’est plus

Dans un message, S.M. le Roi a exprimé à la famille du défunt Mohamed hajji ses sincères condoléances et sa compassion suite à la perte de cet érudit, réputé pour ses précieuses contributions dans les domaines scientifique, universitaire et éducatif. S.M. le Roi a également rendu hommage à la gestion réussie que le défunt a assuré à la tête du Collège royal et d’autres établissements éducatifs, et à ses efforts louables dans l’écriture de l’histoire du Maroc.
Le défunt a légué un riche patrimoine et a instauré de louables traditions dans le domaine de l’action collective en supervisant l’imposante encyclopédie « Maâlamat Al Maghrib », où il avait fait montre d’une grande minutie dans le recoupement des faits et événements. Le défunt Mohamed Hajji, dont la dépouille a été inhumée vendredi au mausolée de son ancêtre, Sidi Ahmed Hajji à Salé, est né le 31 janvier en 1923. Mohamed Hajji a suivi un cursus régulier au sein de l’Institut des Hautes études marocaines en 1958, sanctionné par un diplôme d’arabe classique et de traduction.
Parallèlement, il a enseigné dans l’école privée Mohammed Guessous à Rabat (1943-1944) et a été directeur fondateur de l’école privée de la Jeune fille slaouie (1945-1948). Le défunt a été, entre autres, directeur de l’Ecole régionale d’Instituteurs de Marrakech (1957-1959), instituteur de l’enseignement de l’arabe puis inspecteur régional de l’enseignement primaire à Rabat (1959-1961).
De 1961 à 1962, il occupe le poste d’inspecteur principal au ministère de l’éducation nationale (MEN). Il a également assuré les fonctions de délégué du ministère à Casablanca (1961-1964).
En 1976, il obtient un doctorat d’Etat en lettres et sciences humaines de la Sorbonne à Paris et occupe le poste de doyen de la faculté des lettres de Rabat de 1979 à 1981, avant d’être directeur du collège royal de 1982 à 1984. Auteur d’une quarantaine d’ouvrages dont des manuels scolaires, M. Hajji, a écrit, entre autres, « La zaouia de Dila et son triple rôle religieux, scientifique et politique » (1964) et « L’activité intellectuelle au Maroc sous la dynastie saadienne » publiée en versions arabe et française (1976).

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