L’avenir selon Abbas El Fassi

L’Istiqlal a tenu, samedi 27 avril, sa 9ème session du conseil national, sous la présidence de son secrétaire général Abbas El Fassi qui a prononcé à cette occasion un long discours où il a brossé un tableau des faits marquants de l’actualité politique nationale et internationale.
Devant les troupes du parti, l’orateur a mis l’accent sur les enjeux immédiats pour le parti, à savoir la préparation des prochaines législatives de septembre 2002 et la tenue du 13ème congrès du parti après ces échéances. On imagine que l’ambiance de ce dernier rendez-vous dépend largement des résultats du premier. Les dernières assises du parti consécutives aux législatives de 1997 avait un goût amer pour cette formation à cause de la bérézina électorale qui avait conduit à la chute de nombre de ses figures…
Un échec que l’Istiqlal s’est empressé de faire assumer à l’interventionnisme administratif de l’ancien ministre de l’Intérieur… Quelle sera la place de l’Istiqlal au lendemain du scrutin de septembre ? Bien malin celui qui peut faire des pronostics à ce sujet. La compétition sera d’autant plus serrée que les forces en présence seront nombreuses et que le temps des quotas, en vigueur par le passé, ne seront plus, semble-t-il, de mise aujourd’hui. En tout cas, tout le monde en appelle à la transparence des urnes. “
Parmi les plus importants objectifs que nous visons à travers l’expérience de l’alternance consensuelle qui a été le fruit de l’action commune entre le parti de l’Istiqlal et l’USFP puis la Koutla démocratique, est de parvenir à des élections saines et de consacrer la démocratie authentique“, a déclaré Abbas El Fassi dans son discours.
Concernant l’adoption du nouveau mode de scrutin de liste à la proportionnelle, il a expliqué que “nous avons soutenu ce mode afin de préserver le consensus bien que le mode de scrutin uninominal, sans l’utilisation de l’argent et sans intervention de l’administration, sied mieux à notre parti“. Abbas El Fassi s’est également employé à apprécier le bilan gouvernemental qui “s’est distingué par plusieurs aspects positifs“ : contribution au renforcement de l’État de droit, au respect des droits de l’Homme, l’élargissement des libertés publiques et individuelles… M. El Fassi a de nouveau rappelé les insuffisances du gouvernement, ce qu’il appelle les mesures symboliques dont certaines n’ont pas de coût financier énorme et les réformes qui n’exigent que la volonté politique. M. El Fassi les résume dans la réforme de l’administration, la moralisation de la vie publique, la révision de la loi sur la déclaration du patrimoine, la réforme de la justice et le gel des salaires des hauts fonctionnaires… Évidemment, ce sont les réformes les plus importantes, celles qui réclament du courage et de nature à instaurer la vraie démocratie, qui ne furent pas réalisées.
Ces défis ne sont pas seulement l’affaire d’un parti mais de l’ensemble de l’exécutif dont l’Istiqlal est partie prenante. Vouloir se désolidariser par rapport à ces dossiers par calcul électoraliste ou autre et faire porter le chapeau à la seule USFP est un peu court… Le leader de l’Istiqlal s’est naturellement exprimé sur la Koutla. Tout en observant que ce bloc a connu “un ralentissement notable au cours des quatre dernières années“, Abbas El Fassi a renouvelé la volonté de son parti de s’accrocher à l’action unitaire comme “choix stratégique qui n’a pas d’alternative“.
L’USFP, lui, ne voit pas les choses de la même manière… Pour Abderrahmane Youssoufi, la Koutla a perdu de sa pertinence du moment que les partenaires qui la composent sont au gouvernement.

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