Le bénévolat d’une Banque alimentaire

Les Marocains sans ressources qui vivent en dessous du seuil de pauvreté sont nombreux. Les efforts pour atténuer l’impact du besoin existent mais demeurent toutefois insuffisants.
Initiés par la Fondation Mohamed V pour la Solidarité, les efforts des organismes nationaux se multiplient dans ce sens ces dernières années. C’est dans ce même contexte qu’intervient la Banque Alimentaire à travers un rôle aussi particulier qu’important. Celui d’intermédiaire entre les donateurs et les nécessiteux. L’Assemblée constitutive de cette association a eu lieu le 4 janvier 2002. C’est une organisation très jeune qui se veut omniprésente dans  le secteur associatif axé sur l’aide aux pauvres.  
«Ces personnes sont nos concitoyens, et nous devons et voulons les aider et partager notre nourriture avec eux. Mais comment ?», se demandent les responsables de la Banque Alimentaire.
En effet, de nombreuses associations caritatives marocaines fournissent depuis longtemps un travail gigantesque forçant l’admiration de tous en matière d’approvisionnement en nourriture et vêtements de personnes nécessiteuses. Le handicap qui risque cependant de freiner leur élan est le fait qu’elles ne disposent pas de structure permanente et adéquate qui leur permette de chercher, de recueillir et de stocker les dons de façon constante. De l’autre côté, un grand nombre de sociétés et de particuliers souhaiteraient apporter leur aide, faire des dons, mais ils ne savent pas comment et à quelle association s’adresser, ou bien ils sont réticents parce qu’ils ne sont pas sûrs que les dons arrivent là où il faut.
La Banque alimentaire, qui s’inspire du modèle européen des banques alimentaires affiliées à la Fédération Européenne des Banques Alimentaires constitue volontairement le rôle du chaînon -jusqu’ici manquant, et combien important – entre les associations caritatives et les donateurs (industriels, grande distribution et particuliers). Une action qui se fonde donc sur la gratuité, le don, le partage, le bénévolat, et le mécénat. Et à ceux qui disent qu’il vaut mieux que tout le monde puisse subvenir soi-même à ses besoins, Karim Tazi, président de la Banque Alimentaire a rétorqué que «c’est certainement vrai, et ce serait même une situation idéale, mais on ne peut pas chercher un emploi le ventre vide». Pour les responsables de l’association, une personne démunie qui désire retrouver son autonomie et sa dignité doit d’abord être soulagée, dans la mesure du possible, de soucis de la survie quotidienne pour canaliser par la suite son énergie sur les vrais défis susceptibles de changer son existence.
Les approvisionnements de cette association proviennent principalement de l’industrie agroalimentaire et de la grande distribution mais également des particuliers qui s’engagent à donner des aliments ou des vêtements sur une base régulière.
Ils sont collectés localement et à l’échelle nationale dans le strict respect des impératifs d’hygiène et de sécurité alimentaire.
Tous ces apports sont gratuits.
Des contrats avec des associations caritatives ainsi qu’avec des donateurs potentiels sont d’ores et déjà en cours. A ce jour, les activités de la Banque Alimentaire se résument à 22 962 kg de denrées et 1830 kg de vêtements collectés.

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