Le calvaire des Casablancais

Le calvaire des Casablancais

La circulation à Casablanca est catastrophique. Lors des heures de pointe, la fixation atteint cinq kilomètres par heures et encore moins dans certaines zones. Les automobilistes sont obligés de s’arrêter plus de trois fois à la hauteur d’un seul feu de signalisation, « feu rouge ». A huit heures du matin comme à midi, à quatorze heures comme vers la fin de l’après-midi, les boulevards et les grandes artères de la capitale économique deviennent inondés par les voitures, les bus et les taxis, grands et petits. Le matin, il faut prendre son moyen de transport très tôt pour pouvoir arriver à l’heure au travail. Le constat est le même durant l’après-midi, de Sidi Bernoussi à Aïn Chock et du centre-ville à Ben M’sik Sidi Othmane. Et lorsque les feux de signalisation tombent en panne, chose qui arrive souvent, la file de voitures qui s’empare la première de la voie de la circulation ne la lâche plus. Et les avertisseurs des automobilistes créent, dans la zone, un boucan d’enfer dérangeant et les passants, les habitants et les administrations installées dans les immeubles voisins. Dans certaines zones commerciales, Derb Omar, Derb Ghalef, Lokreâa, Bab Marrakech, et dans les voies attenantes, les marchands ambulants avec leurs étals et autres commerçants, qui exploitent et occupent illégalement la voie publique, gênent sérieusement la circulation. Ce qui ennuie également et les conducteurs et les piétons qui sont condamnés à affronter les risques de la chaussée. En outre, les taxis blancs et rouges qui sillonnent, et à grande vitesse, la ville complètent le reste. L’état dans lequel se trouvent aujourd’hui le parc-bus casablancais et les transports urbains dans la wilaya complique davantage la situation. Lorsque le bus tombe en panne à la hauteur d’un feu de signalisation, la circulation se bloque complètement dans la zone. S’ajoute à cela, le comportement de certains chauffeurs des taxis et des bus qui ne respectent pas le code de la route. Ils roulent très vite et procèdent comme bon leur semble pour s’arrêter sans se soucier du dérangement provoqué pour les autres automobilistes. Il est à souligner que plus de 520.000 véhicules circulent à l’intérieur de la métropole, soit 36 % de l’ensemble du parc national, à raison de 150 voitures pour 1000 personnes. La capitale égyptienne, le Caire, avec plus du double des habitants de notre capitale économique, n’utilise que 150.000 voitures, soit dix voitures pour 1000 personnes. Cet état de choses à Casablanca, plaque tournante de l’économie marocaine, montre aisément qu’il est nécessaire de trouver une autre alternative, autre que celle des bus, en vue de contribuer à la décongestion de la circulation dans la métropole.

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