Le chef de «la filière irakienne» remis aux autorités marocaines

Le chef de «la filière irakienne» remis aux autorités marocaines

Le gouvernement espagnol a autorisé, vendredi, l’extradition vers Rabat du Marocain Mohammed Akazim, accusé «d’appartenance à une bande criminelle pour commettre des actes terroristes», a-t-on appris de source officielle à Madrid.
La décision, entérinée par le Conseil des ministres espagnol, précise que Akazim, en détention provisoire en Espagne depuis le 27 juin 2007, a appartenu au «Parti islamique de la libération» et a été formé dans les principes et les idées de la «Salafiya Jihadia»», dans une mosquée de Barcelone (nord-est de l’Espagne).
Dans le cadre de ses activités, il a voyagé en Irak pour entreprendre le «Jihad» avec l’aide d’une cellule d’islamistes de la localité de Santa Coloma (Catalogne). En tant que membre d’une cellule terroriste basée à Barcelone, Akazim a inculqué à d’autres personnes les idées et les principes du mouvement de la «Salafiya Jihadia». Il avait également l’intention de se rendre dans les camps de formation et d’instruction militaire organisés par le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (NDLR-GSPC algérien transformé en Al Qaida au Maghreb Islamique), en vue de suivre une formation paramilitaire, dans le maniement des armes et la fabrication d’engins explosifs et de se tenir prêt pour n’importe quelle action de «Jihad».
Les faits qui lui sont reprochés sont constitutifs du délit de formation d’une bande criminelle pour préparer et commettre des actes terroristes, selon la loi marocaine 3/03 relative à la lutte contre le terrorisme et, selon le code pénal espagnol, d’appartenance à une organisation terroriste. Par ailleurs, le juge d’instruction près l’annexe de la Cour d’appel à Salé a décidé, vendredi dans le cadre de l’enquête préliminaire, la mise en détention à la prison de Salé de Abdelilah Ahriz, âgé de 29 ans et originaire de Kénitra, pour son implication présumée dans les attentats terroristes du 11 mars 2004 à Madrid.
Selon une source judiciaire, le parquet près la Cour d’appel de Rabat a présenté le mis en cause au juge d’instruction près l’annexe à Salé, suite à une plainte adressée au ministère de la Justice par le juge d’instruction espagnol Juan Del Olmo chargé de mener l’enquête sur ces attentats. Abdelilah Ahriz est poursuivi notamment pour «constitution de bande criminelle pour commettre un acte terroriste, complicité de destruction de moyens de transports et de voies publiques à l’aide d’explosifs».
La chambre criminelle de deuxième degré près la Cour d’appel de Salé avait acquitté le prévenu en mai dernier en annulant un premier jugement de trois années de prison ferme pour les mêmes chefs d’inculpation. Abdelilah Ahriz avait été arrêté en janvier dernier et placé en garde à vue sur ordre du procureur général du Roi près la Cour d’appel de Rabat, en vue de l’ouverture d’une enquête sur son implication présumée dans les attentats de 2004 à Madrid.
Le juge del Olmo, en charge de cette affaire, avait auditionné en décembre dernier Ahriz et Saad Houssaini, également en détention préventive à la prison de Salé. Le magistrat espagnol avait séjourné au Maroc dans le cadre d’une commission rogatoire pour des prélèvements et analyse d’ADN de Ahriz. Abdelilah Ahriz était parti en Espagne en 1999 où il travaillait comme électricien après avoir obtenu son permis de séjour avant d’émigrer en 2005 vers la Syrie où il a été arrêté et remis aux autorités marocaines.

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