Le cinéaste Mohamed El Asli entendu dans une affaire de trafic de devises

Soupçonné d’avoir hébergé le Syrien «Yasser S», principal accusé dans une affaire d’immigration clandestine et de trafic de devises, Mohamed El Asli, réalisateur du long-métrage «A Casablanca les anges ne volent pas» et fondateur du quotidien «Almassae», a été appréhendé et auditionné par les éléments de la police judiciaire.
Il a également été précisé, selon une source policière, que Mohamed El Asli a reconnu «avoir hébergé le Syrien recherché qui l’avait informé des détails de l’affaire de transfert illégal de devises à l’étranger».
Des sources judiciaires ont précisé par ailleurs que Mohamed El Asli a été auditionné vendredi par le procureur du Roi près la Cour d’appel de Casablanca, qui a décidé sa mise en liberté, dans l’attente du parachèvement de l’instruction.
Un Syrien, «Mustapha A», avait été récemment arrêté par les Services de police de l’aéroport Mohammed V pour tentative de transfert illégal de devises, en possession de 284.880 euros, alors qu’il entendait rentrer dans son pays.
Selon les mêmes sources judiciaires, trois autres Syriens ont été arrêtés pour immigration illégale vers le Maroc et trafic de devises.
Le SyrienYasser A qui, ayant réalisé que l’étau se resserrait autour de lui, s’était rendu au domicile de Mohamed El Asli, le 12 août dernier.
Yasser S a reconnu, selon la même source, avoir facilité l’immigration clandestine de 50 Syriens vers le Maroc en les aidant à obtenir des visas et en les prenant en charge dès leur arrivée à l’aéroport.
Il a également révélé qu’il bénéficiait de l’aide de fonctionnaires de la direction des renseignements en contrepartie de sommes d’argent. Les 15 et 18 août, les quatre Syriens ont été présentés à la justice pour constitution de bande spécialisée dans le trafic de devises, soutien à des immigrés clandestins et séjour illégal. Un avis de recherche a été lancé contre deux autres Syriens impliqués dans cette affaire.


Biographie


Mohamed El Asli est né le 4 mai 1957 à Casablanca. Il quitte sa ville natale à l’âge de dix-huit ans pour intégrer l’Institut de cinéma de Milan en Italie.
Pendant trois ans, il poursuit cette formation qui mêle montage et mise en scène tout en travaillant comme chef opérateur dans une coopérative. Il marque la fin de ses études par un court-métrage, «Un cri de la réalité».
En 1980, lors de fréquents voyages entre le Maroc et l’Italie, il rencontre Mario Cotone, le producteur de Marco-Polo de Giuliano Montaldo. Celui-ci initie le jeune assistant cameraman à la production. Pendant vingt ans, Mohamed Asli travaille comme producteur ou co-producteur sur une bonne trentaine de films dont «L’article 2» de Maurizio Zaccaro, «Mashamal» de Paolo Fondato, «Marrakech Express» de Gabriele Salvatores ou encore «Ilaria Alpi» de Fernandino Vincentini.
Mohamed Asli est à la tête d’une société de production Dagham Film, et d’une école de cinéma qu’il a fondée à Ouarzazate avec l’aide de l’Italie: le Centre cinématographique et audiovisuel euroméditerranéen.

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