Le clergé américain dénonce le Polisario

Un groupe de leaders religieux afro-américains vient d’exprimer sa compassion avec les victimes du Polisario. Pour dénoncer les crimes des stipendiés, le Conseil national du clergé américain (NCC) a organisé lundi 9 octobre une rencontre à Philadelphie. Cette instance présidée par le révérend Rob Schenk a fait appel à des ex-détenus des camps de Tindouf pour témoigner des souffrances que le Polisario leur a infligées. Il s’agit de Saâdani Maalainine, déportée à Cuba à l’âge de 9 ans et Ali Jaouhar, ex-officier de l’armée marocaine qui a passé plus de 23 ans dans les geôles du Polisario à Tindouf.
Mme Maalainine a relaté, dans un témoignage très émouvant, les horreurs qu’elle a vécues dans la célèbre «île de la jeunesse», lors de sa déportation à Cuba où elle avait été  endoctrinée et coupée de tout contact avec sa famille. Elle a également expliqué les séquelles psychologiques et sociales de ces pratiques sur les enfants et la structure sociale sahraouie en général.
Pour sa part, Ali Jaouhar a décrit les conditions de détention auxquelles il a été soumis pendant plus de 23 ans. Il n’a pas manqué d’évoquer le détournement de l’aide humanitaire destinée aux populations des camps. Cette dernière, a-t-il rappelé, est revendue par les dirigeants du Polisario et leurs poches. Une réalité qui a été explicitée par Rob Schenk en personne. Le révérend a exposé devant plus de 100 représentants des églises de la région la question du Sahara et les alliances tissées par le Polisario avec Cuba, grâce à la complicité de l’Algérie. Il a, en outre, rappelé les détournements de l’aide humanitaire et sa revente au marché noir dans d’autres pays ainsi que les déportations à Cuba d’enfants pour y subir un endoctrinement militaire qu’il a qualifié de  «cruel». Ce n’est pas la première fois que le clergé américain tient ce genre de propos. On se rappelle la tournée de cinq jours de Rob Schenk en août dernier. Lors de cette tournée organisée dans trois villes américaines, il a exposé à ses compatriotes les souffrances des Sahraouis retenus depuis plus de trente ans à Tindouf par le Polisario avec la complicité de l’Algérie. 

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