Le «coaching», la nouvelle gestion des Hommes

Le «coaching», la nouvelle gestion des Hommes

Finis les temps où l’homme au travail représentait un corps physique capable de réaliser de ses mains des opérations techniques. Le besoin de sens se manifeste de plus en plus dans les entreprises : respect d’une éthique, travailler en accord avec ses valeurs, assurer le développement durable. Le coaching joue un rôle fondamental dans la nouvelle vision du travail et du travailleur. Comme le soulignent certains spécialistes : «L’Homme au travail part à la découverte de son âme». «Le travailleur doit être motivé et géré par un système de contrôle et de punition/récompense», explique Saâd Eddine, patron d’une usine de chaussure.
Lui, il a bien la tête sur les épaules. Il sait ce qu’il veut et ce qu’il doit faire pour réaliser ses projets. Ses rapports avec son personnel sont agréables : «Le patron sait écouter les autres». Saâd Eddine est un bon coach. Les responsables de son genre ont, en général, des objectifs bien précis et réussissent à établir une bonne communication avec leurs employés. D’autres n’ont pas cette capacité et ne savent pas transmettre leur vision future à l’ensemble de leur personnel. Ce qui détruit la clarté des idées et la volonté de progresser chez un bon nombre d’employés.
Là réside, encore une fois, le rôle du coach : «Dans les deux cas, l’équilibre des flux de communication et la qualité des rapports professionnels ont un effet direct sur les résultats de l’entreprise et le bien-être de ses salariés», adopte le jeune responsable. Dans son quotidien, le coach ne se contente pas seulement de dire tout ce qui passe par la tête, mais dire ce qui est bon, juste et utile et, surtout, savoir écouter pour découvrir les lacunes. C’est un cœur et des oreilles ouverts en permanence à l’employé. Le coaching s’adresse à tous, hommes et femmes, quels que soient leur âge et leur situation privée ou professionnelle. Le coach a trois grandes missions liées à la stratégie, au développement et à la résolution des problèmes de l’entreprise. A chaque fois, il s’agit d’accompagner une personne ou une équipe pour développer son potentiel et ses performances professionnelles. «Il doit se laisser guider par la personne qu’il accompagne vers la réalisation de son objectif, l’accès aux ressources dont elle dispose ou dont elle a besoin pour l’atteindre et à son autonomie», stipulent les définitions des rôles du métier. Il appartient au coach de se doter d’outils techniques et méthodes, d’être lui-même en capacité d’accéder à ses ressources, et de rester centré sur son objectif. Bref, mettre tous les moyens dont il dispose ou qu’il peut inventer au service de la personne qu’il accompagne.

Le coaching pour les investisseurs

Les investisseurs ont de plus en plus recours à cette nouvelle stratégie, lors d’une recherche d’emploi, d’une réorientation de carrière, d’un changement de poste exigeant de nouvelles compétences, d’encadrer une plus grande équipe, d’augmenter l’efficacité ou la créativité ou, plus généralement, même quand il s’agit de prendre du recul dans la vie.
Le coach a sa manière de gérer tout ce monde : une série d’entretiens, à travers un processus qui se déroule en cinq étapes principales, notamment la définition de l’objectif, l’état des lieux, la recherche d’options, suivi des actions et enfin le bilan permettant de mesurer le chemin parcouru.
Le coach s’efforce de repérer et de mettre en mouvement les différentes dimensions, rationnelles bien sûr, mais aussi sensorielles, affectives et évolutives, qui permettent de dépasser les limites imposées par les croyances et les comportements habituels. C’est alors que devient possible un libre accès aux ressources personnelles. En revanche, le coach ne donne pas de conseils en se substituant à la personne pour effectuer des tâches, il n’apporte pas non plus le soin, ni ne délivre un savoir comme un formateur. Son intervention est structurée en plusieurs phases : il commence par poser des objectifs, puis il analyse précisément la situation professionnelle pour en tirer des options d’évolution, prendre des décisions et adopter un plan d’action.
Dans un monde où la communication représente un élément phare de la mondialisation, il ne reste plus aux entreprises que de revoir un peu leurs cartes : le coaching est plus qu’une mode, c’est une nécessité.

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