Le décrochage scolaire en nette baisse au Maroc

Le décrochage scolaire en nette baisse au Maroc

Un taux d’abandon de 0,6% au primaire et 10,7% au secondaire

La mise en œuvre des programmes d’appui social réduira de manière significative les taux de déperdition scolaire pour atteindre un faible niveau à l’horizon 2024-2025.

L’abandon scolaire est en baisse au Maroc. Selon les chiffres qui ont été présentés mardi au Parlement par le ministre de l’éducation nationale Said Amzazi, le taux d’abandon scolaire au primaire a régressé de 2,3% en passant de 2,9 à 0,6% durant la période 2014-2019. Il en va de même pour l’enseignement secondaire où le taux est passé de 12,2 à 10,7% durant la même période. A noter également que le nombre d’élèves au niveau du secondaire qualifiant ayant quitté l’école a enregistré une baisse importante, allant de 13,9 à 9,1%. En dépit d’une amélioration de ces indicateurs, force est de constater que le nombre d’élèves qui abandonnent l’école est encore élevé. Signalons que selon les chiffres du ministère, le taux de déperdition scolaire dans le primaire au niveau national a atteint 1,1 % durant l’année scolaire 2017-2018, soit un total de 38.740 élèves.

Pour ce qui est du cycle secondaire collégial, le taux d’abandon scolaire a atteint 12 % au niveau national en 2017-2018, soit 183.218 élèves, ce qui porte à 221.958 le nombre d’élèves ayant quitté les bancs de l’école dans les deux cycles au niveau national au cours de cette période. Pour lutter contre la déperdition scolaire, le ministère a décidé depuis la rentrée scolaire 2018-2019 d’accorder une importance particulière aux programmes d’appui social à la scolarisation (Tayssir, «Un million de cartables, transport scolaire, création d’internats et de cantines) dans l’objectif d’encourager la fréquentation scolaire et de lutter contre l’abandon scolaire. L’extension géographique du programme «Tayssir» concerne désormais la totalité des communes rurales pour les enfants de l’enseignement primaire et l’ensemble des communes urbaines et rurales pour le niveau collégial.

En termes de couverture, le nombre de communes ciblées a connu une nette amélioration en passant de 132 communes bénéficiaires en 2008-2009 à 434 communes en 2017-2018, soit une évolution de 229%. Le coût financier global du programme s’élève à 2,17 milliards DH. Le nombre de bénéficiaires devrait passer quant à lui de 706.359 à près de 2,1 millions. Le ministre estime que la mise en œuvre des programmes d’appui social réduira de manière significative les taux de déperdition scolaire pour atteindre un faible niveau à l’horizon 2024-2025.

Ainsi, dans les zones rurales, ce taux baissera à 1% pour le primaire et à 3% pour le cycle collégial. Outre les programmes d’appui social à la scolarisation, le ministre a rappelé l’importance de la généralisation du préscolaire en particulier en milieu rural pour lutter contre ce phénomène. En 2017-2018, plus de 700.000 enfants âgés de 4 à 5 ans y ont accédé, soit un taux de scolarisation de 49,8% au niveau national contre seulement 36,6% en milieu rural. Cela dit, 726.920 enfants en âge de préscolarisation ne bénéficient pas d’une éducation préscolaire.

Ces chiffres montrent que l’offre préscolaire reste limitée et inégalement répartie en quantité et en qualité sur le territoire national. Pour faire face à cette situation alarmante, le ministère avait lancé le programme national de généralisation et de développement du préscolaire. Doté d’un budget de 30,22 milliards DH, ce programme vise à généraliser le préscolaire à l’horizon 2027-2028. Il table sur la création et l’aménagement de plus de 56.208 salles de classe durant la prochaine décennie, la formation de 55.914 éducateurs et 950 animateurs éducatif.

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