Le double discours des Algériens

Il est une particularité qui distingue les dirigeants de l’Etat algérien et qui fait qu’à chaque situation, l(‘on improvise un discours. Tout change selon les circonstances et les interlocuteurs. Ainsi, l’on développe un discours pour la paix , un autre pour le partage des gains concernant une guerre éventuelle, un au discours pour l’unité du Maghreb et un autre pour la consommation interne .
Dans cet ordre d’esprit et de logique, le ministre algérien des Moudjahiddines, Mohamed Chérif Abass, a affirmé que l’Algérie continuera de soutenir « le combat légitime du peuple sahraoui pour sa liberté et son indépendance ». Une légitimité que les Séparatistes tirent des chars algériens dont ils disposent et des manoeuvres diplomatiques de ce pays, dont les dirigeants souffrent d’une véritable carence de légitimité.
Intervenant jeudi au cours des festivités marquant le soi-disant 27ème anniversaire de la proclamation de l’Etat fantomatique « RASD », un Etat qui n’existe que sur le sol algérien et les moyens que lui procure l’Algérie, M. Abass a souligné que son pays, fidèle à ses principes issus de son passé de lutte et des sacrifices consentis par son peuple pour la liberté, la dignité et la souveraineté « n’arrêtera jamais de soutenir les peuples en lutte et à leur tête le peuple sahraoui frère, conformément à ce que lui dictent ses valeurs culturelles et ses engagements internationaux ». Ainsi, d’un seul trait, la lutte pour l’indépendance maghrébine, s’est transformée, au fil des années, sous les yeux de la junte militaire de ce pays, en une attitude systématique pour la création d’une entité microscopique dans la région.
Et le ministre de renchérir en indiquant qu’il était mandaté par son Président pour exprimer « l’appui constant du Gouvernement et du peuple algériens au combat légitime du peuple sahraoui jusqu’à sa victoire finale ».
Pour ce qui est des séquestrés de Tindouf et de l’impasse des séparatistes, le ministre algérien ne souffle pas un mot. Au contraire, il procède à une véritable fuite en avant en évoquant la responsabilité de l’ONU et du Conseil de sécurité dans l’enlisement de ce faux problème confectionné de toute pièce par un régime qui a fait son temps.

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