Le fair-play sud-africain

Le fair-play sud-africain

«Nous resterons fair-play jusqu’au bout de cette course à l’organisation de la coupe du monde 2010». Ces termes reviennent souvent, ces derniers temps, sur les lèvres d’Irvin Khorza, responsable de la candidature sud-africaine à l’organisation de la Coupe du monde 2010. Des propos qui reviennent à chaque fois pour répondre aux nombreuses attaques dont leur dossier fait l’objet, mais surtout pour rejeter les «sales méthodes» utilisées par leurs concurrents. Interpellé à plusieurs reprises sur les derniers événements qu’a connus le Maroc notamment le séisme d’El Hoceima, il a déclaré que «le tremblement de terre est un phénomène naturel et que le terrorisme est un fléau international», faisant allusion aux attentats de Madrid dans le cadre desquels plusieurs Marocains sont suspects.
Les responsables de la candidature sud-africaine préfèrent vaquer à leurs activités de lobbying. Après la visite de Joseph Blatter, président de la FIFA, dans leur pays en début de semaine et qui a constitué un sacré coup de pub puisque coïncidant avec les festivités du 10ème anniversaire de la disparition de l’Apartheid, ils continuent de sillonner le monde. Le symbole de la lutte anti-apartheid, l’ancien président sud-africain, Nelson Mandela, se trouvait jeudi à Trinidad & Tobago, escale d’une tournée dans l’Amérique du centre. L’objectif n’est autre que d’attirer le vote de Jack Werner, membre du comité exécutif de la FIFA et président de la CONCACAF.
Il y a plusieurs mois, alors que les pays candidats à abriter le plus grand événement footballistique de la planète se décidaient à annoncer leur candidature, l’Afrique du Sud était largement donnée favorite.
Une fois le dossier technique préparé et présenté, les inspecteurs ayant fait leur tournée et le processus de lobbying déclenché, de nombreux observateurs ont refait leur calcul. La candidature marocaine, de loin la meilleure parmi toutes celles présentées par le Royaume jusque-là, n’a pas manqué de gagner du terrain pour venir inquiéter sérieusement les Sud-Africains qui avaient échoué de justesse dans l’organisation du Mondial 2006, l’Allemagne ne l’emportant que par 12 voix contre 11. Irvin Khorza en est conscient. «Le Milan AC et le Real Madrid étaient vainqueurs respectivement sur les scores de 4-2 et 4-1 en Ligue des Champions. Et pourtant, ils ont perdu ces matches-là». Il est à signaler que le pays de Nelson Mandela dispose déjà de huit stades requis pour accueillir des matches du Mondial 2010. La plus grande infrastructure, Soccer City à Johannesbourg, portera sa capacité de 80.000 à 110.000 places assises.

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