Le FFS refuse de participer à une «mascarade électorale»

Le Front des forces socialistes (FFS) refuse de prendre part à ce qu’il appelle une «mascarade électorale» ce 9 avril à l’occasion de la présidentielle algérienne, a affirmé, mardi, le premier secrétaire du parti, Karim Tabbou.
Lors d’un point de presse donné au siège du parti à Alger, M. Tabbou a déploré la manière avec laquelle s’est déroulée la campagne électorale qu’il juge favorable à un seul candidat, ainsi que le parti pris de l’administration au profit de ce candidat. Il s’est en outre, réjoui du soutien dont bénéficie son parti auprès d’une majorité de citoyens, rappelant que le FFS est parvenu à faire sortir à la rue jeudi dernier, à Tizi Ouzou et Bejaia, quelque 4. 000 personnes en dépit de l’état d’urgence en vigueur en Algérie depuis 1991. Il a également dénoncé l’état de siège imposé par la police au local du FFS à Alger, depuis le début de la campagne électorale le 19 mars dernier, empêchant le parti de mener campagne en faveur du boycott. M. Tabbou a dit ne rien attendre du scrutin de ce 9 avril arguant que les résultats sont connus d’avance. « Le FFS refuse de prendre part à une mascarade électorale», a-t-il martelé. Par ailleurs, deux candidats à l’élection présidentielle de jeudi en Algérie ont protesté, mardi, contre l’inégalité des moyens dont ils disposaient face au président sortant Abdelaziz Bouteflika, dont la victoire parait acquise dès le premier tour. «Quand j’avais deux minutes de temps de parole à la télévision, un autre en avait vingt-cinq», a accusé Djahid Younsi, en visant explicitement le président sortant, qu’il n’a cependant jamais cité nommément, au cours d’une conférence de presse à Alger.
«Il y a eu une forme d’hystérie de la part des partisans d’un candidat en ce qui concerne notamment l’affichage», a-t-il ajouté en critiquant la disparité des moyens dont ils disposaient. «Malgré cela, il est impossible qu’il y ait un vainqueur au premier tour avec 50% et plus des suffrages, car j’ai vu l’ampleur de la colère durant mes déplacements pour la campagne électorale», a raconté M. Younsi.
Mohamed Saïd (Parti justice et liberté, islamique modéré) a indiqué au cours d’une conférence de presse à Alger, qu’il avait respecté son programme de campagne électorale malgré des moyens limités qui ne lui ont pas permis de mener des activités à l’étranger. Ce candidat a salué la neutralité de l’armée et des services de sécurité durant la campagne électorale, mais a accusé l’administration de partialité en faveur de certains candidats sans les nommer.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *