Le français en cavale arrêté à Tanger

Robert Richard Antoine Pierre, alias L’Haj, dit Abou Abderrahmane, a été arrêté dans la nuit du lundi à mardi dans une forêt à Tanger. Deux autres personnes qui étaient en sa compagnie ont pris la poudre d’escampette. Ce ressortissant français de 31 ans, converti à l’islam à l’âge de 17 ans et considéré comme étant un élément dangereux impliqué directement dans les attentats-suicide qui ont secoué, le vendredi 16 mai, Casablanca. Cet “émir des takfiristes “ à Tanger s’est installé dans la ville du Détroit depuis 1996 et s’est marié à une Marocaine, avec qui il a eu deux enfants dont l’aîné quatre ans. Par ailleurs, douze nouveaux mis en cause impliqués dans les attentats-suicide ont été présentés, avant-hier soir, devant le procureur général près la Cour d’appel de Casablanca. Dans un communiqué de presse distribué aux représentants des médias, ce dernier a affirmé que le nombre des mis en cause impliqués dans ces attentats-suicide et qui ont été présentés devant lui, depuis le 26 mai jusqu’au 2 juin, est de 29. Le quatrième groupe de douze mis en cause est composé, selon le procureur général, Me Abdellah Alaoui Belghiti, de Youssef Oussaleh, alias Sahraoui, 47 ans, marié à deux femmes, père de huit enfants, entrepreneur immobilier et trésorier du PJD (Parti de Justice et Développement), section de Sidi Taybi, région de Kenitra. Le procureur général a précisé qu’après avoir été influencé par les prêches des théoriciens de la Salafiya Jihadia tels Mohamed Fizazi, Omar Haddouchi, Mohamed Abdelouahab Rafiqi, alias Abou Hafs, Hassan Kettani, Abdelaziz El Borrak et Issam Al Bachir, ce responsable local du PJD s’est imprégné des idées et principes de ce courant au point qu’il a commencé à accorder un soutien moral financier à ses partisans et ce, afin de leur faciliter et financer les opérations terroristes. Ce groupe est composé ainsi de Said N’kiri, 27 ans, ouvrier, célibataire demeurant au quartier Sidi Moumen à Casablanca, Rachid Abdellah, alias Ouled Meskini, 33ans, marié, marchand ambulant, L’husseine Boukafawi, 30 ans, rôtisseur qui, selon le procureur général, effectuait, en compagnie d’amis adeptes de la Salafiya Jihadiya, des rondes nocturnes pour agresser les personnes n’épousant pas leurs idées en leur subtilisant leur argent, Hicham Wafik, alias Al Kazdiri, 27 ans, marié, soudeur. Ces quatre mis en cause sont des kamikazes de réserve qui s’étaient préparés pour perpétrer des actes terroristes à Essaouira.  Trois autres kamikazes de réserve s’étaient préparés pour commettre des attentats à Marrakech. Il s’agit de Jawad Chahide, alias Abou Salama, 29 ans, marié, employé, Abdelhamide Fouraki, 24 ans, technicien dans une société et Adel Tamnawi, 28 ans, employé, marié. Quant à Mohamed Sadouk, alias Abou Bilal, 28 ans, marié, marchand ambulant, il a été préparé pour des attentats-suicide à Agadir. Tandis que trois autres candidats-kamikazes, ils ignoraient leurs cibles jusqu’au jour de leur arrestation. Il s’agit de Othman Fares, alias Othman Assabagh, 23 ans, peintre en bâtiment, célibataire, Abbès Lamkharbache, alias Chaway, 35 ans, marié et Drisse Nawri, alias Abou Zoubir, 19 ans, célibataire, sans profession.  Concernant le prêcheur-enseignant en retraite, Mohamed Fizazi, alias Abou Mariem, le procureur général près la cour d’appel de Casablanca a précisé, qu’il a été présenté, samedi dernier, devant le même parquet général. Il a ajouté que ce dernier qui compte parmi ceux qui font la propagande aux idées extrémistes incitant au Jihad et à la violence est considéré comme l’un des théoriciens et prédicateurs du mouvement "Salafiya Jihadiya" et le chef du courant dit "Ahl Assounna Oualjamaâ". Il se rendait à Casablanca et plus précisément aux douars Sekouila, Thomas et Lahraouiyine. Le procureur général a précisé également que les enquêteurs ont mis dernièrement la main sur des candidats-kamikazes soupçonnés d’être préparés pour perpétrer des attentats-suicide dans les régions allant de Fès à Tanger. Ces derniers seront mis entre les mains du parquet général près la Cour d’appel, après la fin de l’enquête préliminaire. Il a ajouté par ailleurs que les mis en cause seront jugés selon les dispositions de la loi 03/2003 relative à la lutte contre le terrorisme, entrée en vigueur, jeudi 29 mai, après sa publication dans le Bulletin Officiel n° 5112. Signalons qu’hier matin, deux mis en cause impliqués dans le dossier de La Salafiya Al Jihadiya ont été présentés devant le juge d’instruction de la deuxième chambre, Rizk Allah. Il s’agit de Mohamed Habibi et Abdeslam Killi. Les arrestations, les interpellations et les comparutions devant le procureur général se poursuivent encore surtout à Casablanca, Fès et Tanger.

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