Le gang anglais tombe à Rabat

Le gang anglais tombe à Rabat

Fin de cavale pour Lee Murray, tombé aux mains des services de la Sûreté nationale, 25 juin en début de soirée, au centre commercial “Mega Mall”, à Rabat, en compagnie de trois autres ressortissants britanniques en visite dans le Royaume. Lee Murray est un jeune margoulin natif du Royaume-Uni, mais originaire du Maroc dont il n’a jamais sollicité la nationalité, précise une source proche dossier. Le vrai nom du mis en cause est Moulay Brahim Lemrani. Il se fait appeler Lee Murray. C’est sous cette appellation qu’il est connu dans le monde interlope des gangsters britanniques. 
Le coup de filet de dimanche est le résultat de trois longs mois d’investigations menées par la police nationale, dans le cadre de la coopération avec Scotland Yard via Interpol. Il s’agissait de localiser les auteurs du casse perpétré, le 22 février dernier, dans la ville de Kent au sud de l’Angleterre dont Lee Murray qui est considéré comme le principal instigateur. Agé de 26 ans, père de deux enfants, M. Murray, une star des arts martiaux en Grande-Bretagne, est accusé en effet d’avoir planifié le braquage durant lequel la bagatelle de 53 millions de livres sterling (près de 800 millions DH) ont été dérobés au détriment de la société britannique "Securitas Cash Management Ltd". Seule une partie du butin, soit 19,7 millions de livres, a été récupérée. Les malfrats, déguisés en policiers, avaient également pris en otage la femme et la fille de Colin Dixon, responsable de cette société de transports de fonds, pour le forcer à leur remettre l’argent avant de disparaître dans la nature. A l’époque, cette opération a été considérée par les médias britanniques comme un coup de maître. 
Ce braquage, qui a été perpétré avec usage d’armes à feu et de moyens sophistiqués de déguisement, a été mené de manière professionnelle, estime la presse britannique. Son succès tient principalement à l’expertise du ressortissant marocain en GB, surnommé “L’Eclair”, en raison de la dangerosité inouïe du catcheur.
Selon une dépêche AFP, le mis en cause a été extradé, hier, sur décision judiciaire vers la Grande-Bretagne. Mais, une source informée a démenti à ALM cette information tout en précisant que la procédure d’extradition est en cours étant donné que l’accusé fait l’objet d’un mandat d’arrêt international.
Dans une déclaration à la presse, le porte-parole de la police de Kent, Louise Bloomfield, avait précisé hier que M. Murray allait être extradé vers la Grande-Bretagne, sans toutefois indiquer le jour de cette opération d’extradition.
S’agissant des trois compagnons de Lee Murray, ils n’ont pas été arrêtés pour le même motif. Ils ont été interpellés suite à la perquisition effectuée par la police dans leur domicile où des quantités importantes de cocaïne ont été retrouvées. Lee Murray n’en est pas à son premier coup, il est très connu chez la police britannique. Selon le “Daily Mail”, l’accusé aurait échappé à une mort certaine en septembre dernier après avoir été poignardé par un gang de criminels à sa sortie de l’un des plus célèbres night-club de Londres, connu sous le nom de “Funky Buddha”.
Eu égard au danger que représente celui que l’on surnomme également la star du kick-boxing, les services de la Sûreté nationale ont, dans cette affaire, fait preuve d’un professionnalisme remarquable. «Les services de police marocains ont dû utiliser des moyens importants pour pouvoir le neutraliser sans le moindre risque pour les intervenants et sans exposer au moindre danger les citoyens présents sur les lieux de l’intervention », indique un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans une référence au fait que ces criminels sont réputés être des spécialistes des arts martiaux et de l’usage des armes à feu.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *