Le gouvernement prépare une loi interdisant le travail des « petites bonnes »


Baptisé "Inqad" (secours), ce projet s’inscrit dans le cadre d’un plan plus général en faveur de l’enfance pour la décennie 2006-2015, a ajouté Mme Baddou.

"Construire un Maroc digne de ses enfants est un défi pour nous tous, notamment pour tous les intervenants dans le secteur de l’enfance", a-t-elle ajouté.

"Le travail des enfants, et celui des petites bonnes en particulier, constitue une forme de violence et d’exploitation", a souligné Mme Baddou, ajoutant que son département milite en faveur d’une loi – maintenant en préparation – qui "réglemente le travail domestique et punit tout travail de petites filles comme bonnes".

Une étude de l’organisation américaine des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) publiée en décembre 2005 à Casablanca avait fait état de 600.000 enfants, âgés de six à quinze ans, qui travaillent au Maroc, dont environ 66.000 petites domestiques.

"Au Maroc, 11% des enfants âgés de six à quinze ans travaillent, ce qui représente l’un des taux les plus élevés au Moyen-Orient et en Afrique du Nord", avait affirmé Clarissa Bencomo, chercheuse chargée par HRW des droits de l’enfant dans cette région.

"Les chiffres et les comparaisons de HRW sont exagérés et manquent de crédibilité, surtout que HRW n’a pas eu dans les autres pays la même liberté de mouvement dont elle a bénéficié au Maroc", a souligné Mme Baddou.

Le projet vise notamment à sensibiliser les employeurs de domestiques, les familles des petites filles pauvres et à lutter contre les réseaux de courtiers recruteurs, notamment en milieu rural pauvre.

Le programme prévoit également un "plan de réinsertion des petites filles arrachées au travail domestique".

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