Le gouvernement signe des conventions de partenariat avec 19 associations

Le gouvernement signe des conventions  de partenariat avec 19 associations

Travail des enfants et protection des droits des femmes

Les 19 associations signataires ont été sélectionnées sur la base de critères déterminés par une commission interministérielle et après étude et évaluation des projets présentés.

Le gouvernement s’active dans la lutte contre le travail des enfants et la protection des droits des femmes au travail. Le chef de gouvernement, Saad Dine El Otmani, et le ministre du travail et de l’insertion professionnelle, Mohamed Amekraz, ont présidé, vendredi 29 novembre à Rabat, la cérémonie de signature des conventions de partenariat avec dix-neuf associations au titre de l’année 2019, pour une enveloppe budgétaire de 4 millions de dirhams.

Ces conventions s’inscrivent dans le cadre de la subvention financière publique au titre de l’année 2019 et des efforts menés par le ministère pour éradiquer le travail des enfants et assurer la protection des femmes.
Parmi les 19 associations, 11 œuvrent dans le domaine de la lutte contre le travail des enfants et 8 autres travaillent pour la protection des droits des femmes. Ainsi, ces conventions de partenariat se présentent sous deux catégories. La première s’inscrit dans le cadre des opérations du retrait des enfants âgés de moins de 15 ans du travail, notamment du travail domestique, l’amélioration des conditions du travail des enfants âgés de 15 à 18 ans et leur retrait des travaux danaux dangers de ce phénomène. La seconde catégorie vise la contribution à l’ancrage de la culture de l’égalité professionnelle dans l’entreprise, l’organisation de campagnes de sensibilisation auprès des femmes travailleuses et leurs employeurs pour faciliter l’accès des femmes au marché du travail. Il est aussi question d’améliorer leurs conditions de travail et leur permettre de concilier entre la vie familiale et les obligations professionnelles.

Les 19 associations signataires ont été sélectionnées sur la base de critères déterminés par une commission interministérielle et après étude et évaluation des projets présentés. Le ministre du travail a relevé qu’en dépit des acquis réalisés, notamment au niveau législatif et institutionnelle, il reste encore de nombreux défis à relever, d’où la nécessité de multiplier les partenariats avec la société civile, de mobiliser les compétences et les moyens, et d’élaborer de nouvelles visions et d’outils de travail pour résoudre ces problématiques.

Pour rappel, en 2018, sur les 7.049.000 enfants âgés de 7 à 17 ans au Maroc, 247.000 exerçaient un travail, selon l’enquête nationale sur l’emploi du Haut-Commissariat au Plan (HCP). Celle-ci précise que 162.000 de ces enfants exercent un travail dangereux, ce qui correspond à un taux d’incidence de 2,3%.

Les enfants astreints à ce type de travail sont à 76,3% ruraux, 81% masculins et à 73% âgés de 15 à 17 ans, précise le HCP, ajoutant qu’ils sont au nombre de 38.000 en milieu urbain, soit 85,6% des enfants au travail dans les villes (45.000 enfants) et 1% de l’ensemble des enfants citadins (4.026.000 enfants). Dans le milieu rural, ces proportions sont respectivement de 124.000, 61,4% au travail (202.000 enfants) et 4% (3.023.000 enfants). Quatre régions abritent 70% des enfants astreints à ce type de travail. Casablanca-Settat arrive en tête (25,3%), suivie de Marrakech-Safi (20,3%), Rabat-Salé-Kénitra (12,7%) et Fès-Meknès (11,7%).

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