Le gouvernement veut imposer un quota au secteur privé

Le gouvernement veut imposer un quota au secteur privé

Le ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité œuvre pour l’application effective du quota relatif à l’emploi des personnes handicapées dans le secteur public. «La circulaire du Premier ministre avait fixé un quota de 7% de personnes handicapées à recruter dans le secteur public. Ces personnes sont recrutées en fonction des profils demandés dans la fonction publique. Il faut asseoir l’obligation de ce quota», déclare à ALM Nouzha Skalli, ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité. «Quant au secteur privé, un arrêté du Premier ministre est en cours de finalisation pour imposer un quota de 5% en matière d’emploi», poursuit Mme Skalli. Lors du 3ème Forum national de l’handicap, organisé à Salé par le Centre national Mohammed VI pour les handicapés, sous le thème «Formation et emploi des personnes handicapées: la voie vers l’autonomie économique et sociale», la ministre a indiqué qu’une démarche relative à l’obligation du quota dans le secteur public est menée en concertation avec le ministère de la Modernisation des secteurs publics et le ministère des Finances. Sur le plan juridique, les lois existantes sur les personnes handicapées restent insuffisantes. Le projet de loi relatif au renforcement des droits des personnes en situation de handicap tente de répondre aux lacunes des lois précédentes. «Ce projet de loi est sur la bonne voie. Il a été présenté au Conseil de gouvernement et il est actuellement en cours de discussion», précise Mme Skalli. A noter que ce projet de loi se base sur une approche participative et se réfère aux principes de la convention internationale relative aux droits des personnes handicapées. Il constitue le fruit d’un travail de concertation entre élus locaux, universitaires et associatifs. Parmi les nouveautés de ce texte figure la création d’un fonds de soutien pour les personnes handicapées. L’objectif étant de prendre en charge les dépenses relatives à l’éducation et à la protection sociale. L’adoption de ce texte de loi permettra d’assurer une meilleure intégration sociale des personnes en situation d’handicap en leur garantissant de nombreux droits : éducation, formation, insertion professionnelle, couverture sanitaire, médicale et sociale. Concernant l’appui à la scolarisation des enfants handicapés dans les Centres d’éducations spécialisés, le ministère du Développement social a consacré un montant de 14 millions DH en 2010 contre 11 millions en 2009. Cet appui cible 1.780 enfants dont 636 filles. Pour rappel, selon l’enquête nationale sur le handicap réalisée en 2004, 25% des familles sont touchées de manière directe ou indirecte par le handicap. La scolarité des personnes handicapées constitue un enjeu de taille pour le Royaume. Seulement 32% des enfants vont à l’école. En matière d’emploi, la situation reste alarmante. 700.000 personnes en situation d’handicap n’ont pas accès à l’emploi au Maroc sans compter les infrastructures qui font défaut.

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