Le journal des alphabétisés

Association à but non-lucratif, la Fondation Zakoura informe le public du lancement de son journal mensuel « Zakoura » à partir du 3 janvier 2003. Ce journal est destiné prioritairement aux citoyens récemment alphabétisés ou en cours d’alphabétisation. Il est également destiné aux bénéficiaires de micro-crédits.
Le journal en question est édité en arabe. Il est écrit de manière simplifiée et accessible à l’ensemble des initiés, dans le but de servir en tant que moyen de post-alphabétisation. Le mensuel « Zakoura » comporte seize pages avec des rubriques diverses.
Les sujets traités sont relatifs aux problèmes de la société marocaine, au civisme, à la santé et à l’hygiène…Selon Mme Lamia Tahiri Kettani, directrice de publication du journal en question, « ce mensuel est édité avec le soutien de l’Economiste. Il est conçu spécialement pour ces gens réticents quant à la lecture des journaux classiques qu’ils peinent à feuilleter. En d’autres termes, le lectorat ciblé par « Zakoura » est constitué spécialement de citoyens qui ont eu le courage de rattraper le temps perdu en s’adonnant sérieusement au processus de l’alphabétisation entamé officiellement il y a quelques années. C’est une sorte de complémentarité qui va de soi en sortant les intéressés de la routine des cours réguliers de l’alphabétisation. En consultant aisément un journal, ils seront encouragés à passer d’une étape à une autre, plus valorisante à leurs yeux. » .
Le mensuel, publié par la Fondation Zakoura, est disponible dans les délégations de la Fondation. C’est-à-dire dans une centaine de villes et de localités réparties à travers le territoire marocain. Il sera même distribué aux associations et aux entreprises qui en feront la demande. L’idée de publier un journal simplifié et à la portée d’une large majorité des citoyens avait surgi au lendemain de l’indépendance.
Des journaux nationaux consacraient des pages écrites de façon très simple pour impliquer un plus grand nombre de citoyens, en raison du taux très élevé de l’analphabétisme à cette époque. En tout cas, l’initiative de la Fondation Zakoura mérite amplement d’être encouragée.

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