Le Maghreb diagnostique les maux de ses systèmes éducatifs

Le Maghreb diagnostique les maux  de ses systèmes éducatifs

Le questionnement posé par Rachid Belmokhtar, lors de la clôture, jeudi à Rabat, des travaux du 12ème Conseil ministériel maghrébin de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, est légitime voire unanime.

La réponse à cette interrogation consiste, selon le ministre de l’éducation nationale et la formation professionnelle, à rechercher, entre autres, la manière d’aboutir à des solutions pour réaliser les objectifs fixés.

«Les idées et le travail que nous accomplissons ont été voués à l’échec», a martelé M. Belmokhtar qui a précisé que le Maroc a occupé le 73ème rang dans le classement fait par le rapport qui a mis la Tunisie dans la 64ème place. Par contre, 6 pays asiatiques dont le Vietnam ont été classés dans les premiers rangs.

«Si le Maroc parvient à assurer un enseignement de bonne qualité, son PIB doublera 16 fois», a avancé le ministre marocain de l’éducation lors de cet événement marqué par la présence de Lahcen Daoudi, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, ainsi que des ministres maghrébins de l’éducation.

Selon le ministre libyen de l’éducation, «nos systèmes ont déçu les jeunes. Nous n’avons pu assimiler leurs capacités». Aux yeux de Fathi Abdelhafid Ahmed, l’intérêt porté à l’apprentissage du leadership aux jeunes est susceptible de contribuer à l’instauration de la stabilité, du développement et de la démocratie. Chiheb Bouden, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a proposé «un cadre stratégique valorisant les acquis de la coopération et tenant compte des défis de la région».

Il a également appelé à l’accompagnement des nouveautés scientifiques et à faciliter l’équivalence des diplômes. Pour sa part, Amer Batqa, chargé des affaires auprès de l’ambassade algérienne à Rabat, a appelé à «l’adoption de programmes scientifiques réalisables». Quant au ministre mauritanien de l’éducation, Sidi Oueld Salem, il a abondé dans le sens de l’adoption de manuels scolaires communs.

Il a également affiché l’ambition d’accélérer les jumelages entre universités en aboutissant à une union d’universités maghrébines. Pour sa part, Habib Benyahia, secrétaire général de l’UMA, a estimé que les points cités par le voisin mauritanien, constituent, entre autres les fondements de la coopération entre les pays de la région en matière d’éducation.

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