Le Magistère, la clé de la promotion des études juridiques

Présidant la cérémonie de lancement du Diplôme des études supérieures sur « les métiers judiciaires et juridiques », organisée par l’Université Mohammed V-Souissi, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Khalid Alioua a exprimé la disposition du ministère et de l’Université à garantir toutes les conditions nécessaires à la réussite de cette importante expérience visant à développer les connaissances et les compétences conformément à la réforme universitaire.
Le ministre a en outre souligné la nécessité de revoir le cursus juridique et de repenser la formation dans ce domaine, rappelant que 44% des étudiants inscrits dans les universités marocaines optent pour des études juridiques. Dans ce cadre, il a annoncé qu’une commission scientifique spéciale, mise en place par le ministère, a commencé à examiner cette question, ajoutant que son département oeuvrera progressivement à la création au sein des universités marocaines d’instituts de droit pour la délivrance de diplômes supérieurs.
De son côté, le ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ, a souligné que ce diplôme « traduit la nouvelle orientation de la formation », saluant les efforts déployés par l’Université pour la formation des cadres, notamment dans le domaine de la justice conformément à une stratégie permettant à l’Université de s’ouvrir sur son environnement.
l a en outre estimé que le lancement d’une filière des métiers judiciaires au sein de la faculté de droit constitue un changement notable de nature à appuyer les nouveaux cursus prévus par la réforme, ajoutant que la qualification du magistrat est une responsabilité partagée entre le ministère de la Justice et l’Université.
L’édification d’un Etat de droit et la mise en place d’une économie développée est tributaire d’une justice forte et qualifiée, a ajouté le ministre soulignant que ce choix a été exprimé par SM le Roi Mohammed VI, dans le discours du 29 janvier 2003 à l’ouverture de l’année judiciaire, affirmant que la « mise à niveau de la justice est tributaire de la bonne formation des magistrats ».

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