Le maître-chanteur sous les verrous

Samedi, Naîma ne travaille pas l’après-midi. Ce week-end du mois de mars, au climat tempéré, elle a préféré faire un tour dans le centre-ville. Elle se maquille, s’habille et sort de sa maison à Derb Al Baladia, près de Garage Allal. Arrivée au boulevard Mohammed V, une Peugeot 205 la suit. Les coups de klaxons successifs attirent son attention. Elle fini par tourner la tête vers le conducteur. Celui-ci la salue de la main. Elle sourit et se dirige directement vers la voiture. Elle ouvre la portière et s’engouffre sans la moindre hésitation. Direction un café de la corniche d’Ain Diab. «Je m’appelle Khalil, je suis célibataire et j’habite seul dans un appartement à Hay Qods, je travaille dans une banque», s’est présenté le conducteur à Naîma. Ils ont discuté pendant des heures et se sont échangé leurs numéros de téléphone. En se séparant, ils ont décidé de se voir le dimanche d’après. Alors le dimanche à Onze heures quinze. Il l’attendait près de Garage Allal, à bord de la Peugeot 205. elle arrive en dandinant. Un bisou sur la bouche, puis le couple se dirige vers un restaurant de Tamaris. Au cours du déjeuner, il lui avoue : « Je pense à toi depuis samedi, je crois que j’ai commencé à t’aimer, tu es vraiment charmante et je crois qu’on est fait l’un pour l’autre ». Devant les avances de Khalil, Naïma est restée de marbre. Elle s’est enfermée dans le mutisme. « Je crois qu’on doit boire un verre de thé chez moi », reprit-il avec assiduité. Faignant de ne pas l’entendre, elle s’est contentée de baisser les yeux. Il s’est alors dirigé vers le quartier Al Qods, Sidi Bernoussi. Chez lui, devant deux verres de thé, Khalil se fait de plus en plus entreprenant. Alors Naïma finit par céder. Dans la chambre à coucher, l’enlaçant frénétiquement, il lui susurre : «Tu es tellement belle et j’ai envie de te prendre en photo.» «Mais tu es fou ou quoi ?», lui rétorque Naïma surprise. «N’aie pas peur tu seras ma femm», insiste Khalil. Ces mots finissent par la calmer. Alors, Khalil, d’un geste preste, se saisit d’un appareil photo. Et puis lui demande de se mettre toute nue. Clic-Clac. Le tour est joué. Deux jours plus tard, le téléphone sonne chez Naïma. «Allo Naïma, J’ai besoin de quinze milles dirhams. Tu peux me dépanner ?» lui dit Khalil. «Non, bien sûr. », répond Naïma en colère. «Je vais être clair avec toi. Si tu ne me prépares pas la somme, je vais remettre tes photos à tes parents », lui lance-t-il sur un ton menaçant. Perturbée, Naîma fond en larmes, elle raconte tout ce qui lui arrive à sa mère. Elles décident alors d’alerter la police. Khalil est arrêté. Les enquêteurs ont saisi chez lui les photos de onze filles photographiées nues dans différentes postures.

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