Le malaise de la CDT

C’est dans un climat très particulier que la réunion des syndicats contestataires du Bureau exécutif de la CDT s’est réunie, dimanche dernier à Casablanca.
Trois points étaient à l’ordre du jour, à savoir le rapport des syndicats de l’enseignement et de l’Agriculture qui ont appelé à cette initiative, la constitution d’une commission de coordination des syndicats et des bureaux nationaux, et la publication d’un communiqué à cette occasion qui coïncide avec le 24ème anniversaire de la CDT.
Au début des travaux de cette réunion de laquelle s’est absenté Abderrahman Chennaf, secrétaire général du SNE (Syndicat national de l’Enseignement), Taeib Mounchid, député et membre fondateur de la centrale précitée, a fait le point sur les étapes les plus importantes dans l’histoire du conflit qui oppose les syndicats réunis au Bureau exécutif ; particulièrement depuis le troisième congrès de la centrale auquel a participé l’ancien ministre de l’Intérieur, Driss Basri, en passant par le congrès de Laâyoune, jusqu’aux affrontements récents, notamment au niveau de certains syndicats nationaux ( Enseignement, Agriculture, Tourisme, Chemins de fer, etc.) et de plusieurs villes et régions, telles que Agadir, Kénitra, Oujda, Rabat, Ksar Lekbir et d’autres. Ensuite, c’était le tour de Abdessalem Khairate, secrétaire général du SNA (Syndicat national de l’Agriculture) de présenter son exposé sur le point de vue de son syndicat concernant les divergences avec la direction de la centrale.
Cela dit, lors de sa présentation de l’ordre du jour, Taeib Mounchid, qui présidait la séance de travail, avait exclu le SNSP ( Syndicat national de la Santé publique) et le SDP ( Syndicat démocratique des phosphates), de la composition de la Commission de coordination nationale. Le premier pour avoir créé déjà son propre cadre syndical et le second pour avoir gelé sa participation au sein de la CDT.
Mais la réaction des syndicalistes de la Santé était ferme et hostile à cette position.
Après un moment de débat houleux et de bocage, le SNSP s’est retiré des travaux de la réunion. Finalement, une commission composée de plus de 70 personnes, appartenant à l’ensemble des syndicats présents et des bureaux et unions locaux, a été constituée.
Chaque syndicat est représenté par trois ou quatre personnes et chaque entité locale dispose d’un représentant au sein de la Commission nationale. Dix-neuf syndicats nationaux, en plus du SNPM et du SDP, ont participé aux travaux de cette réunion et devront constituer la Commission de coordination nationale. Il s’agit des secteurs de l’Agriculture, la météorologie, l’Enseignement, des finances, du Tourisme, du Sucre et du Thé, de la Jeunesse et de Sport, du pétrole et du gaz, de l’Equipement,de l’Habitat, la Formation professionnelle, l’artisanat, de l’Energie et des Mines, du transport, de la Justice, des Postes et des télécommunications, des Chemins de fer et des Banques. Selon les résolutions de cette réunion, un Secrétariat national doit émaner de la Commission précitée. Enfin, les participants ont adressé un vibrant hommage à leurs confrères affiliés au Syndicat démocratique des Phosphates et au secteur de la Santé publique. Une manière de leur annoncer qu’ils ne sont pas largués à mi-chemin, ni marginalisés des cours des événements.

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