Le marché de l’alimentation infantile se porte bien

Le marché de l’alimentation infantile se porte bien

Une progression de 24% au cours des six prochaines années

Le lait en poudre arrive en tête. Il accapare à lui-seul 80% du marché de la nourriture pour bébés en termes de ventes en 2015. Après le lait en poudre, on retrouve les céréales (14% des ventes) puis les repas préparés (6%).

Le marché de l’alimentation infantile au Maroc a encore de beaux jours devant lui. Celui-ci  devrait croître de 24,3% au cours des six prochaines années. C’est ce qui ressort des conclusions d’un rapport publié récemment par Canadean, une société internationale spécialisée dans les études de consommation. Selon le document, le marché a progressé de 39,4% en termes de volume depuis 2009. Les auteurs du rapport expliquent cette croissance par la demande de la classe moyenne qui dispose de revenus suffisants pour acheter les aliments pour bébés en vente dans les pharmacies et les supermarchés.

Parmi les produits les plus achetés par les couples marocains , le lait en poudre arrive en tête. Il accapare à lui-seul 80% du marché de la nourriture pour bébés en termes de ventes en 2015. Après le lait en poudre, on retrouve les céréales (14% des ventes) puis les repas préparés (6%).

Deux multinationales dominent le marché, à savoir Danone et Nestlé. Elles ont accaparé 83% du marché en termes de volume, et 82% en termes de valeur en 2015. Nestlé occupe la première place en termes de volume et Danone la 1ère en termes de valeur.

Par ailleurs, le rapport signale que la plupart des aliments pour bébés sont distribués par les pharmacies, qui ont représenté 54% du volume des ventes en 2015, contre 41% pour les supermarchés et hypermarchés.

Le lait artificiel au détriment de l’allaitement

Si le lait artificiel gagne du terrain, cela s’explique par le fait que l’allaitement  au sein est de  moins en moins prisé chez les Marocaines. Les statistiques du ministère de la santé  font état d’une baisse préoccupante de cette pratique. L’allaitement maternel est passé de 51% en 1992 à 27,8% en 2011, soit une baisse de 23,2% en l’espace de 19 ans. Quant à la mise au sein précoce durant la demi-heure qui suit l’accouchement, celle-ci n’est pratiquée que par 26,8% des parturientes. Plusieurs facteurs expliquent ce déclin. Parmi ceux-ci, il convient de relever le développement de l’industrie alimentaire avec la mise sur le marché des laits pasteurisés, des laits concentrés et en poudre, les préoccupations d’ordre esthétique, la non montée laiteuse, le manque de soutien psychologique de l’entourage et l’activité professionnelle. Le stress, la fatigue et l’angoisse de la mère influent également sur la qualité de l’allaitement et diminuent la sécrétion d’ocytocine, hormone qui intervient dans la production de lait.

Pour inciter les jeunes mamans à recourir à l’allaitement, le ministère de la santé organise chaque année  la semaine nationale de promotion de l’allaitement maternel. Cette campagne vise à sensibiliser les mères et leur entourage à l’importance de cette pratique. Les bienfaits de l’allaitement maternel ne sont plus à démontrer: le lait maternel réduit la morbidité et la mortalité infantile, renforce l’immunité du bébé, protège contre les infections hypoallergéniques et prévient certains troubles alimentaires. Il constitue aussi un aliment unique, qui répond parfaitement aux besoins nutritionnels et affectifs du bébé.

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