Le mariage mixte dans les relations euro-maghrébines

Le colloque international sur «le mariage mixte dans les relations euro-maghrébines», initié par la cellule d’études des relations internationales du Maroc et la Fondation Hassan II pour les Marocains résidant à l’étranger en collaboration avec la Fondation Konrad Adenauer, qui s’est ouvert mercredi dernier à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales d’Oujda, se propose d’étudier les différents problèmes inhérents au mariage mixte.
Le programme de cette rencontre est axé sur quatre principaux thèmes. Il s’agit de «l’importance et l’évolution du mariage mixte», «les aspects psychologiques et socioculturels du mariage mixte», «le mariage mixte entre le droit interne et le droit international» et «les enfants issus du mariage mixte». Intervenant sur «couples mixtes, ampleur, effets économiques sur les pays d’origine et de résidence et impact sur les mobilités transnationales», Alla El Ayachi, secrétaire général de l’Office National Marocain de Tourisme (ONMT), a souligné que la problématique du couple mixte ne peut être abordée d’une «manière statique» parce que l’étude et l’analyse ne peuvent porter sur une seule génération.
Partant du constat qu’une grande partie de Marocains sont eux-mêmes issus de couples mixtes de par la situation géographique du Royaume, M. El Ayachi a évoqué le cas spécifique du mariage maroco-français, compte tenu des 800.000 Marocains qui vivent dans l’Hexagone, selon le ministère de l’Intérieur français.
Les chiffres en 1999, indiquent que 4213 mariages maroco-français ont été célébrés, dont 2755 couples où le père est marocain et 1458 où la mère et marocaine.
C’est principalement pour des raisons socio-économiques que les Maghrébins recourent au phénomène du mariage blanc ou mariage fictif, indique M. El Ayachi. Choix délibéré ou imposé, cette forme de mariage mixte est très critiquée en raison notamment de l’étanchéité des limites de l’Union.

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