Le Maroc dénonce la répression à Tindouf

Le Maroc dénonce la répression à Tindouf

Pour faire taire les séquestrés des camps de Tindouf qui ne revendiquent que leurs droits, les milices du «polisario», encadrées par la sécurité militaire algérienne, ont inventé un nouveau mécanisme en matière de violation des droits de l’Homme consistant dans la mise en place de «camps de séquestration mobiles» difficiles à localiser. Ces révélations ont été faites mercredi à Rabat par le ministre des Affaires étrangères Mohamed Benaïssa qui répondait à une question à la Chambre des représentants sur «la situation préoccupante des séquestrés dans les camps de Tindouf». Le ministre a expliqué que la violence excessive et les moyens de répression utilisés contre les fréquents soulèvements des séquestrés des camps de Tindouf donnent la mesure de la peur des séparatistes de l’adhésion unanime des sahraouis aux initiatives marocaines au projet d‘autonomie sous souveraineté marocaine. Mohamed Benaïssa a rappelé que les camps de la honte ont connu durant la dernière semaine du mois de juin 2006 un grand soulèvement au cours duquel les séquestrés, excédés par les méthodes de répression quasi-médiévales, ont exprimé leur indignation et leur refus des actes barbares perpétrés à leur rencontre par les mercenaires du «Polisario» conseillés et encadrés par les experts de la sécurité militaire algérienne, passés maîtres en la matière.
Sans renter dans les détails, il s’est contenté d’évoquer les agressions abjectes et inhumaines ainsi que la vague d’arrestations dont ont été victimes les membres de la tribu R’guibat Laâyaycha dans le soi-disant «Camp 27 février» où les droits humains sont constamment piétinés et bafoués. Le ministre des Affaires étrangères a, en outre, rappelé l’action inlassable déployée par le Maroc pour faire face à cette situation dramatique que vivent les séquestrés au quotidien, soulignant que le Royaume a adressé un message au secrétaire général des Nations unies appelant à jeter la lumière sur ces pratiques, dignes des camps de concentration nazis, et à définir les responsabilités.
Il a indiqué   dans son message que le Maroc a insisté sur la concordance des différents témoignages recueillis qui font état de la dégradation inquiétante de la situation des droits de l’Homme dans ces camps. «Le Maroc, a-t-il dit en substance, n’a pas manqué de rappeler à nouveau la responsabilité de nos voisins algériens d’assurer la sécurité corporelle des séquestrés du moment où leur pays, l’Algérie, abrite ces camps et les structures organisationnelles du «polisario». 
Dans le même ordre d’idées, M.Benaïssa a rappelé que la diplomatie marocaine a mené une vaste campagne dénonçant ces actes et appelant la communauté internationale à sortir de son mutisme et à intervenir d’urgence pour mettre fin à cette barbarie.
 

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