Le Maroc réitère ses engagements en matière de non-prolifération nucléaire

M. Loulichki a rappelé à ce propos que le Royaume avait signé et ratifié l’ensemble des instruments multilatéraux relatifs aux armes de destruction massive et a toujours participé indistinctement et en toute transparence aux négociations multilatérales sur la réglementation des armements et honoré ses engagements en vertu des accords en vigueur.

Intervenant devant la Conférence du Désarmement (CD), qui tient sa session 2006, au Palais des Nations à Genève, M. Loulichki a ajouté que le Maroc à toujours considéré le multilatéralisme comme étant un principe fondamental qui doit régler les négociations menées dans le domaine du désarmement et de la non-prolifération, en vue de maintenir et de renforcer les normes universelles et d’en élargir la portée.

Après avoir rappelé que la CD de l’année dernière a clos sa 8ème session consécutive sans programme de travail, le diplomate a déploré "cette situation d’immobilisme", notant que le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires n’est toujours pas entré en vigueur près de dix ans après son ouverture à la signature. De même, que la 7ème Conférence d’Examen du Traité de Non Prolifération s’est soldée par un échec, a-t-il fait remarquer.

Il a, à cet égard, appelé à tirer les leçons des déconvenues passées, à réfléchir aux sources politiques de la crise et à adopter des dispositions concertées, pragmatiques, réalistes, puis les mettre en oeuvre conformément au contenu de la lettre adressée cette année par le Secrétaire Général de l’ONU à la Conférence.

Le diplomate marocain, qui s’est félicité de la nomination d’un Groupe des Amis des Présidents, a réitéré la disposition du Maroc à intégrer formellement ce Groupe ainsi que l’appui du Royaume à l’initiative du Président de la CD de tenir des séances informelles thématiques sur l’ensemble des points à l’ordre du jour de la Conférence, de même qu’il est "disposé de faire preuve de flexibilité vis-à-vis de la discussion dans ce cadre de diverses questions liées à la sécurité internationale", a-t-il fait savoir.

Il convient de rappeler que la Conférence du Désarmement a entamé le 23 janvier dernier les travaux de sa session pour l’année en cours. Il s’agit d’une session annuelle, divisée en trois parties : la première partie, d’une durée de dix semaines, s’ouvre le 23 janvier pour s’achever le 31 mars, la deuxième partie, de sept semaines, se déroulera du 15 mai au 30 juin et enfin la troisième et dernière partie, également d’une durée de sept semaines, se déroulera du 31 juillet au 15 septembre prochains.

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