Le Marocain consomme 15,2 kg de viande de volailles par an

Le Marocain consomme 15,2 kg de viande de volailles par an

«Nous sommes aujourd’hui présents dans le cadre de la préparation de la 2ème Journée nationale des viandes de volailles qui sera célébrée lundi 25 janvier», a annoncé Khaïr-Eddine Soussi, président de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA), lors d’une conférence de presse tenue, jeudi 21 janvier, à Casablanca. En effet, cette conférence, organisée par l’Association nationale des producteurs des viandes de volailles (APV) et l’Association nationale des abattoirs industriels avicoles (ANAVI) en partenariat avec la FISA, a constitué une occasion pour présenter la filière viandes de volailles, les conditions d’élevage et d’abattage ainsi que les aspects nutritionnels et intérêts sur la santé du consommateur. Ainsi, l’organisation de la 2ème Journée nationale des viandes de volailles abonde dans ce sens. «Cette journée s’assigne, entre autres, pour objectifs de sensibiliser le consommateur à la qualité des viandes de volailles et de dissiper les fausses idées au sujet des viandes de volailles», a martelé M. Soussi. De surcroît, cette campagne de sensibilisation sera marquée par la mise en place de stands de dégustation des viandes de volailles au niveau des grandes et moyennes surfaces. Des guides culinaires informant sur la valeur nutritionnelle des viandes de volailles seront également distribués à cette occasion. De même, une annonce presse dans des magazines féminins et des spots TV et radio seront diffusés pour inciter à la consommation de la viande de volailles. Pour sa part, Ahmed Addioui, président de l’APV, a indiqué que «la consommation moyenne par habitant et par an des viandes de volailles a enregistré une hausse entre 1970 et 2009 en passant de 2,3 à 15,2 kg/hab/an». En outre, M. Addioui a estimé que «le but principal de la 2ème Journée nationale des viandes de volailles est de répondre aux exigences du consommateur en continuant à subvenir à ses besoins et en lui assurant une meilleure qualité à un prix abordable».
De même, le président de l’APV a mis l’accent sur la loi 49-99 relative à la protection sanitaire des élevages avicoles, au contrôle de la production et la commercialisation des produits avicoles. Ainsi, «cette loi exige, entre autres, la tenue d’un registre de suivi de la production des abattoirs avicoles permettant d’assurer une traçabilité de cette production», a expliqué M. Addioui. En effet, cette traçabilité se manifeste davantage à travers plusieurs critères. Selon Bouchra El Aychi, responsable management qualité du Groupe Koutoubia, «la viande de volailles issue des abattoirs avicoles a, entre autres, l’avantage d’être inspectée, de disposer d’une qualité et d’un calibre réguliers, d’être vendue à un prix stable, voire d’être approvisionnée régulièrement». Pour ce faire, «les abattoirs avicoles  industriels doivent maîtriser l’environnement de travail (hygiène des équipements et du personnel), le processus d’abattage de la volaille, les avantages des viandes de volailles issues des abattoirs avicoles et le facteur humain», a-t-elle martelé. Par ailleurs, la consommation de la viande de volailles a des intérêts non négligeables sur la santé du consommateur. A cet égard, Dr. Omar El Amrani Lamrini, conseiller de l’APV et de l’ANAVI, a indiqué que «l’analyse de la ration moyenne au Maroc montre que les apports de protéines d’origines animales se chiffrent actuellement à 18 g/hab/jour contre 25g/hab/jour au minimum recommandées par l’OMS, soit un déficit de 7 g/hab/jour». D’autant plus que «la viande de volailles répond aux attentes du consommateur en alliant une qualité sanitaire, gustative, nutritive, diététique, culinaire, une facilité de préparation et une qualité à prix abordable», a conclu Dr. El Amrani.

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