Le meurtrier pédophile passe aux aveux

L’enfant, âgé de 10 ans, a disparu le 4 décembre 2001. Il a été retrouvé mort après deux semaines dans une benne à ordures, à deux pas de son domicile au quartier des Aubiers à Bordeaux.
Arrêté le 3 janvier, Alain Diaz, 40 ans, avait déjà purgé six mois de prison en 1997, pour une agression sexuelle sur mineur. . Il aura fallu plusieurs jours pour retrouver l’enfant, faire les analyses du contenu de la poubelle qui avait été déversé sur la victime, et arrêter enfin le suspect qui a été interné du 6 au 11 décembre à hôpital psychiatrique de bordeaux, juste après la disparition du petit Larbi.
Dès l’annonce du drame, SAR la princesse Lalla Meryem, présidente de l’Observatoire Nationale des Droits de l’Enfant, avait mandaté un juriste pour transmettre ses condoléances à la famille, s’informer des circonstances du drame et du suivi du dossier.
Le meurtrier présumé est passé aux aveux au cours d’une nouvelle audition que la juge d’instruction chargée du dossier, Mme Françoise Gambachidzé, a organisé au domicile de Diaz. « Il semblait acquis qu’Alain Diaz ne dirait plus jamais rien dans le bureau de la juge. Le faire revenir sur les lieux du crime pouvait peut-être provoquer un électrochoc », a déclaré à la presse Mme Sylvie Reulet, avocate de la famille Fanousse.
Le meurtrier avait été reconduit, vendredi dernier, au petit matin à son domicile à Aubiers où il a expliqué avoir étouffé la victime avec un oreiller après avoir, dit-il, lu dans les yeux du jeune garçon que celui-ci l’implorait de mettre fin à ses souffrances et à ses jours. Il a également indiqué avoir attaché les membres de la victime, l’avoir déshabillé puis avoir monté le corps à l’étage avant de s’en débarrasser quelques jours plus tard. Mais il est resté flou sur la date des faits précisant seulement que Larbi avait frappé à sa porte pour lui vendre des tickets de tambola scolaire.
Alain Diaz, avait, lors de son arrestation, avancé plusieurs explications plus ou moins fantaisistes et incohérentes, prétendant que l’enfant avait été blessé à la tête par la chute d’une armoire à pharmacie. Il avait reconnu que la victime était morte chez lui mais niait l’avoir tuée. Alain Diaz avait été mis en examen, le 5 janvier dernier, pour « enlèvement, séquestration et homicide volontaire ».

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