Le ministère de l’emploi dément toute agression à l’égard des ouvrières marocaines en Espagne

Le ministère de l’emploi dément toute agression à l’égard des ouvrières marocaines en Espagne

Les conclusions de l’enquête de la délégation maroco-espagnole ont été dévoilées   

Le ministère de l’emploi et de l’insertion professionnelle dément toute agression à l’égard des ouvrières agricoles marocaines en Espagne. «Aucun cas spécifique d’abus à l’encontre des ouvrières marocaines n’a été constaté, ni à l’égard de leurs collègues dans les autres exploitations». C’est la conclusion du ministère suite à une visite de terrain de la délégation maroco-espagnole effectuée les 10 et 11 mai dans la province de Huelva. Il y a encore quelques jours le ministère avait appelé à la «vigilance» suite aux propos véhiculés par certains journaux et sites électroniques sur l’exposition de certaines ouvrières marocaines saisonnières au harcèlement et à l’exploitation dans certaines entreprises agricoles espagnoles. Dans un nouveau communiqué publié le samedi 19 mai, le département de Mohamed Yatim signale qu’aucune plainte n’a été enregistrée auprès des autorités espagnoles.

S’agissant des conditions de travail de ces ouvrières agricoles, le ministère assure que celles-ci sont conformes au contrat de travail conclu entre les deux parties aux législations nationales en vigueur et à la convention collective signée entre le gouvernement et les professionnels du secteur de la fraise, notant que les entreprises ont traduit le contrat en langue arabe en vue de renforcer la charte d’éthique. A ce sujet, le ministère souligne que les heures de travail des ouvrières agricoles atteignent jusqu’à 39 heures par semaine, à condition que les heures supplémentaires ne dépassent pas neuf heures, ce qui porte le plafond maximum à 48 h par semaine. En matière de logement, le ministère fait remarquer que les entreprises qui attirent la main-d’œuvre étrangère sont tenues de respecter le cahier des charges fixé par les autorités espagnoles. Signalons que l’Espagne compte apporter un soutien financier aux associations de la société civile afin de s’informer et visiter les logements et les lieux de travail, en vue d’élaborer leurs propres rapports.

Des visites de terrain seront effectuées par l’inspection du travail conformément au Code du travail espagnol. Pour ce qui est des perspectives de travail dans les exploitations agricoles espagnoles, les entreprises des fruits rouges ont fait part de leur volonté d’octroyer davantage d’opportunités aux ouvrières marocaines et de proroger les permis de travail durant les prochaines années. Le département de Mohamed Yatim estime que le grand défi  pour la partie marocaine réside dans le respect des ouvrières du principe du travail saisonnier, tout en s’engageant à travailler dès l’arrivée, et à revenir une fois la durée de contrat expirée. Notons que l’Espagne a délivré 15.134 permis de conduire à ces ouvrières en 2018. Pour ces femmes, issues de régions rurales assez pauvres, ces contrats de travail sont une source de revenu non négligeable et leur permettent de subvenir aux besoins de leurs familles.

Rappelons que  le salaire brut journalier des ouvrières agricoles marocaines est de 39,48  euros. Celles-ci perçoivent le même salaire que les travailleuses issues d’autres pays, notamment des pays de l’Est membres de l’UE.

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