Le nombre de morts sur les routes a explosé de 7,5% au titre des trois premiers mois de l’année

Le nombre de morts sur les routes a explosé de 7,5% au  titre des trois premiers mois de l’année

En périmètre urbain, la situation reste toujours aussi alarmante. Durant la semaine du 30 avril au 6 mai, 11 personnes ont été tuées et 1.749 ont été blessées, dont 64 grièvement, dans 1.327 accidents de la route.

Le nombre de tués sur les routes repart à la hausse. Les statistiques provisoires des accidents de la route au titre des trois premiers mois de l’année 2018 par comparaison à ceux de l’année 2017 font ressortir une hausse de 7,51% des tués qui se sont chiffrés à 773. Les chiffres du ministère de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau font état d’une hausse de tous les indicateurs durant le premier trimestre de l’année. Ainsi, le nombre des accidents mortels s’est établi à 668, ce qui représente une augmentation de 3,73%. Pour ce qui est des blessés graves, leur nombre a atteint 1931, un chiffre en hausse de 3,10%.

Pour leur part, les accidents ont affiché une hausse de 5,24% en s’établissant à 20.561. Il en va de même pour les accidents non mortels qui ont enregistré une augmentation de 5,29% pour s’établir à 19.893. Ainsi, la plus forte augmentation a été enregistrée du côté des blessés légers. Leur nombre s’est établi à 26.800, soit une hausse de 7,83%. Si l’on compare à présent les statistiques provisoires nationales du mois de mars 2018 par comparaison à celles du mois de mars 2017, on remarque que le nombre de tués sur nos routes a explosé de 13,94% avec 286 tués. Parmi ceux-ci figurent 61 piétons (21% de l’ensemble des tués) et 102 usagers des 2 et 3 roues (36% de l’ensemble des tués).

Les accidents mortels se sont élevés à 240, enregistrant une hausse de 3%. Les chiffres du ministère signalent 7.236 accidents au mois de mars, représentant une hausse de 1,08% par comparaison au même mois de l’année 2017. Les accidents non mortels ont également augmenté de 1,01% en s’établissant à 6.996. La seule baisse a été enregistrée au niveau des blessés graves (-9,13%) soit 667. Pour ce qui est des blessés légers, leur nombre s’est élevé à 9.388 (+ 3,06%). Sur une année glissante, c’est-à-dire d’avril 2017 à mars 2018 par comparaison à avril 2016-mars 2017, on recense 91.021 accidents, soit une hausse de 10,18%. Les accidents mortels se sont établis à 3.109, enregistrant une baisse de 0,38%. Par contre, le nombre des accidents non mortels a explosé sur une année glissante (+10,59 %) en s’établissant à 87.912. Le nombre de tués s’est chiffré à 3.553 avec une légère hausse de 0,08%.

Pour les autres indicateurs, on recense 9.233 blessés graves (+ 4,83%) et 121.084 blessés légers (+10,5%). En périmètre urbain, la situation reste toujours aussi alarmante comme le confirment les derniers chiffres de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). Durant la semaine du 30 avril au 6 mai, 11 personnes ont été tuées et 1.749 ont été blessées, dont 64 grièvement, dans 1.327 accidents de la route.

Le non-respect du code de la route et le manque de civisme des usagers de la route continuent d’être à l’origine de cette criminalité routière. Comme le fait remarquer la DGSN, ces accidents sont principalement dus au non-respect de la priorité, à l’inadvertance des piétons et des conducteurs, à l’excès de vitesse, au changement de direction sans signalisation, au défaut de maîtrise du véhicule, au non-respect du stop, au changement de direction non autorisé ou encore à la conduite en état d’ivresse. Comme l’avait signalé le ministre Abdelkader Amara en février dernier lors d’un colloque international sur l’éducation à la prévention et à la sécurité routière, le réajustement du comportement des usagers sur les routes reste un travail de «longue haleine» et nécessite une approche pédagogique et scientifique ciblant les générations montantes.

Radars : Les infractions en hausse

Le nombre total des infractions constatées par les radars fixes s’est chiffré à 1.557.271 en 2017 contre 1.456.977 en 2016, ce qui représente une hausse de 6,88%. Si l’on analyse les trois classes d’infractions, il y a lieu de relever que 77.084 infractions ont été enregistrées  pour la 1 ère classe (dépassement de la vitesse de 30 à moins de 50 km/h au-dessus de la vitesse autorisée) contre 79.892 en 2016, soit une baisse de 3,51%. Pour la deuxième classe (dépassement de la vitesse de 20 à moins de 30km/h), 195.531 infractions ont été enregistrées en 2017 contre 194.364 en 2016, soit une hausse de 0,60%.

C’est au niveau des infractions de la 3ème classe (excès de vitesse de moins de 20 km/h au-dessus de la vitesse autorisée) que le plus grand nombre d’infractions a été constaté avec un chiffre établi à 1.275.162 en 2017 contre 1.172.339 l’année précédente, enregistrant une hausse de 8,77%. Pour ce qui est des délits (dépassement de la vitesse de plus de 50km/h), les infractions constatées ont enregistré une baisse significative de 8,55%.

Leur nombre est ainsi passé de 10.382 en 2016 à 9.494 en 2017. Notons à ce sujet que pour tout dépassement de plus de 50 km/h d’excès, en plus de l’amende, le permis peut être retiré immédiatement et le véhicule immobilisé. Le contrevenant devra alors comparaître devant un tribunal. Les chiffres de la direction des transports et de la sécurité routière montrent que la majorité des infractions relevées par les radars fixes concerne de petits excès de vitesse (moins de 20km/h).

Seulement 56% des automobilistes portent la ceinture de sécurité !

L’être humain reste le principal facteur des accidents de la route au Maroc. Il serait responsable de plus de 80% des drames routiers. Les études périodiques menées par le Comité national de prévention des accidents de la circulation (CNPAC) l’ont prouvé à maintes reprises.

La dernière étude réalisée en mars 2017 avait révélé que seulement 48,1% des usages de la route respectent le panneau Stop. Les Marocains sont nombreux à conduire sans ceinture de sécurité. Ils ne sont que 56,6% à la porter en milieu urbain. En rase campagne, les automobilistes sont plus vigilants où le taux de port de la ceinture de sécurité atteint les 66%. Par ailleurs, le CNPAC relève dans son étude que seulement 35,7% des automobilistes respectent la priorité de droite.

Pour ce qui est de la priorité au carrefour giratoire, le CNPAC signale que 73,5% des conducteurs le respectent. Sur la route, les conducteurs de motos sont les plus exposés aux accidents. Et pourtant, bon nombre d’entre eux ne portent pas le casque de sécurité.

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