Le nouveau code de la famille, fait marquant de l’année

Les Organisations Non Gouvernementales ont, en effet, été unanimes à exprimer, en cette fin d’année, leur satisfaction que le projet du nouveau Code de la famille ait finalement pris corps, espérant que le Parlement garde en vue l’esprit du discours royal pour décliner le projet dans sa mouture finale. Les acteurs de la vie associative estiment que la substitution du nouveau code de la famille à la Moudawana, adoptée au lendemain de l’indépendance du Maroc en 1957, avant de subir plusieurs amendements, est un signe de l’avènement d’une nouvelle ère, celle de l’égalité entre les femmes et les hommes. « Le fait important pour nous cette année n’est autre que le projet du Code de la famille qui apporte des nouveautés révolutionnaires en matière de répartition des fonctions sociales », a affirmé Mme Layla Rhiwi dirigeante du collectif « Printemps de l’égalité », interrogée par la MAP sur le fait marquant de l’année qui s’achève. Finies les interprétations textuelles et canoniques de la notion de prise en charge devenue bon an, mal an, obsolète. « La co-responsabilité est venue donner tout son sens au principe d’égalité entre les conjoints déjà consacré par les interactions du quotidien « , a-t-elle dit. « Nous pensons qu’il est impératif d’aller au-delà du texte pour épouser une vision globale qui explicite les intentions du législateur. La philosophie et l’esprit de la loi sont porteurs de davantage de significations que le texte lui-même », a estimé Mme Rhiwi qui plaide pour une lecture judicieuse de cette initiative. Même son de cloche chez les défenseurs des droits humains, qui voient en ce projet la satisfaction de l’une de leurs principales revendications. Au delà d’une vision réductrice qui appréhende le projet comme « un triomphe de la femme », les défenseurs des droits humains estiment que c’est toute la société qui sort victorieuse grâce à cette valeur ajoutée sociale. « En dépit de certains reculs, notre pays a connu des progrès en matière des droits et des libertés publiques. Nous pouvons citer les avancées contenues dans le nouveau Code de la famille que nous espérons élever au statut de loi effective après son adoption par le Parlement afin de répondre aux revendications du mouvement féminin et de la société civile en général », a indiqué M. Mohamed Boukili, membre de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH), pour qui « un tel événement ne pouvait passer inaperçu ». …

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